En proie aux craintes pour leur avenir les salariés du SIAEAG ferment les robinets

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SIAEAG
©C.Danquin
De très nombreux foyers sont toujours privés d'eau ce mardi en Guadeloupe. Conséquence de la mobilisation d’une partie des salariés du SIAEAG. Des négociations ont été ouvertes et des avancées notoires conclues selon le président du syndicat.

24 heures déjà que de nombreux Guadeloupéens doivent faire sans eau au robinet. Des coupures liées cette fois à un mouvement social entamé par une partie du personnel du SIAEAG. Une manière pour eux d'exprimer leurs inquiétudes quant à leur avenir et à la disparition du SIAEAG lors de l'instauration du nouveau syndicat ouvert.

Des garanties leur ont été données, les partageaux désormais en deux catégories : ceux qui restent et ceux qui souhaitent partir. Le financement du plan de départ volontaire était au cœur des  négociations entamées hier et qui ont connu des avancées notoires à en croire le président du SIAEAG, Ferdy Louisy.

Les présidents de la Région et du département Ary Chalus et Guy Losbar se sont notamment engagés à soutenir le plan de départ volontaire à hauteur de 550 000 Euro par collectivité.

Ferdy LOUISY doit présenter tout cela ce matin au personnel gréviste. Une rencontre qui a débuté par un instant de panique, Un homme s’est présenté peu avant 9 heures au siège du Siaeag à Labrousse au Gosier. Dans sa voiture, un fusil de chasse avec lequel il se disait prêt à abattre quelqu’un. Heureusement, Il est reparti quelques instants plus tard sans mettre sa menace à exécution.

Ferdy Louisy pdt du SIAEAG

En attendant les communiqués de fermeture de crèche ou d’école, pour celles qui accueillent encore des élèves, se multiplient. Par ailleurs, plusieurs établissements sont en grande difficulté en raison de ce mouvement. La clinique Les Eaux Claires, privée de réserve d'eau, n'accueille plus de patients. En maternité, certaines femmes ont été très vite renvoyées chez elles et les autres doivent accoucher avec les moyens du bord.
Michel Gualandi, gynécologue

Une situation qui a incité les responsables de la clinique à se faire alimenter en eau. 

Guillaum Buil, directeur général de la clinique Les Eaux Claires

camion d'eau
©B. Pansiot-Villon

Et de tels camions, y compris ceux des pompiers, ont dû se ternir disponibles pour parer au mieux aux urgences provoqués par ce nouveau conflit de l'eau

Voir aussi : Fin du mouvement de grève au SIAEAG