Faible risque d'échouements de sargasses, dans les semaines à venir

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©J-M. Mavounzy
A quoi doit-on s'attendre, en Guadeloupe, quant aux échouements des algues sargasses, à court et moyen termes ? Le risque d'invasion massive est faible, à en croire les résultats des récentes observations satellitaires, réalisées par la DEAL. Pour les îles du Nord, les prévisions sont plus floues.

Les bancs de sargasses sont régulièrement sous haute surveillance, dans le bassin Atlantique. La Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DEAL) en Guadeloupe notamment analyse chaque semaine les images satellitaires et des modèles de dérive de ces nuisibles algues. Dernière observation en date, celle du 4 au 6 février dernier.

Les prévisions réalisées sur cette base laissent espérer que les échouements vont faiblement impacter les îles de Guadeloupe, dans les semaines à venir.
Mais les images ont en partie été polluées par la couverture nuageuse, qui rend d’ailleurs toute détection impossible, pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Des bandes d’algues ont été détectées à l’Est de La Désirade et de La Dominique. Elles ont dérivé vers le Nord de la Guadeloupe et vers le canal de la Dominique. Elles ne devraient concerner qu’à la marge les littoraux de notre Département.
D’autres ont également été détectées à une quarantaine de kilomètres au Nord et au Sud-Ouest de la Barbade, ainsi qu’au large de la Guyane, entre 300 et 1000 kilomètres des côtes.

Au regard de ces observations, les projections à court terme tablent, donc, sur un risque d’échouements faible, sur les côtes de l’archipel de la Guadeloupe, avec un indice de confiance de 3 sur 5. 

Il y a peu de sargasses à proximité immédiate du littoral Guadeloupéen, en ce début de mois de février.
En revanche, une quantité importante d’algues brunes est toujours  prisonnière d’un gyre, à l’Est de la Dominique. Ce tourbillon océanique s’est décalé vers le Sud, ces derniers jours.
Les éventuels radeaux qui pourraient s’en échapper menacent en premier lieu la Dominique et la Martinique.
Néanmoins, un faible risque d’échouements de petits radeaux épars peu détectables subsiste, pour les côtes les plus au Sud de l’archipel.

Quant au moyen terme, pour les deux prochaines semaines, seules les sargasses présentes au Sud-Ouest de la Barbade pourraient être ramenées vers le courant des Antilles, qui les ferait ensuite transiter vers la Martinique et, éventuellement, la Guadeloupe.