Fin officielle du cumul des mandats

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Cumul mandats
Eric Jalton, Gabrielle Louis-Carabon et Jacques Cornano
De nouvelles règles sur le cumul des mandats sont entrées en vigueur, aujourd'hui. Elles interdisent notamment à un parlementaire d'être maire, président de département ou de région. Des mesures qui concernent trois personnalités politiques, chez nous. 
C'est la fin du député-maire ou du sénateur maire... Désormais, les parlementaires ne pourront avoir une double casquette.

Les derniers cumulards

Eric Jalton et Gabrielle Carabin, deux députés de la Guadeloupe, mais aussi maires de leurs villes respectives, assurent également la présidence de deux communautés d’agglomérations au centre et au nord de la Grande-Terre. Jacques Cornano est le premier magistrat de la commune de Saint-Louis de Marie-Galante. Il est également l’un des trois sénateurs de l’archipel guadeloupéen.
Ces trois parlementaires guadeloupéens qui exercent simultanément des fonctions d’exécutifs locaux, sont les derniers à cumuler ces différentes fonctions électives.
Ce 31 mars 2017 marque en effet la fin d’une époque.

Une tradition française

L’entrée en vigueur même partielle, des textes de février 2014 interdit à compter de ce 31 mars, une pratique largement dénoncée par une grande partie de l’opinion guadeloupéenne et plus généralement française.
Selon le journal Libération de ce vendredi, la France comptait 175 députés maires au début de l’année. 107 sénateurs étaient encore maire d’une commune.

Redonner confiance aux citoyens

Cette règlementation destinée à moderniser la vie publique, doit permettre le renouvellement des élus et l’amélioration de la confiance entre ceux-ci et les citoyens. Une nécessité, de nos jours, quand on observe les multiples dérives enregistrées au sein du personnel politique ou de leurs proches. La mesure concerne tous les parlementaires qui sortiront vainqueurs des législatives de juin et de septembre prochain. Pour leur part, les députés européens seront concernés par la loi à compter de mai 2019.
Le texte voté par les parlementaires en 2014 a déjà subi plusieurs attaques des mêmes élus qui ont souhaité l’alléger, constatant qu’ils ne seront plus complètement associés aux affaires locales.

Les parlementaires guadeloupéens ne semblent pas s’inscrire dans ce débat. Ils ne sont, pour la plupart, pas engagés dans la course au renouvellement.