La Fusariose, un danger mortel pour les bananiers, sujet d'une réflexion scientifique

agriculture
Replantation de la banane
Une nouvelle menace plane au-dessus ds bananiers : La fusariose. Un champignon originaire d'Asie, mortel pour la plante, et dont la propagation inquiète les scientifiques et les producteurs. Des spécialistes du monde entier sont en colloque en Guadeloupe sur ce sujet.
C’est un colloque scientifique qui interpelle forcement. Il est consacré, d’aujourd’hui à vendredi, à la fusariose TR4.Une maladie originaire d’Asie qui contamine les bananiers.
Pour l’heure elle ne touche pas encore les Caraïbes mais l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la FAO, s’inquiète de sa propagation et appelle les scientifiques des zones encore épargnées à s’organiser pour renforcer prévention et surveillance.


Surveillance rapprochée en Guadeloupe


Ce sont  d'ailleurs les scientifiques du CIRAD qui, dans le cadre du projet MALIN, le dispositif de contrôle des maladies infectieuses humaines, animales et végétales en Guadeloupe et dans la Caraïbe, sont à l’initiative de ce colloque.
Pendant 4 jours des spécialistes de la grande région vont plancher sur cette maladie originaire d’Asie qui progresse de façon alarmante au niveau mondial : elle a été récemment détectée en Afrique australe et au Moyen Orient.
Pour l’heure pas de trace en Guadeloupe mais sa dispersion entre les continents, principalement due au transport de matériel végétal et de terre contaminés, semble inéluctable.
 

Un dangereux champignon


La fusariose TR4 est due à un champignon du sol qui contamine les bananiers par leurs racines et provoque leur mort. Pour le moment il n’existe pas de traitement chimique ou phytosanitaire et seule la quarantaine permet de contenir le parasite ; la détection précoce est donc un enjeu fondamentale et le CIRAD de Guadeloupe développe une méthode de détection innovante pour déceler la maladie au plus tôt et ainsi mettre en œuvre les réactions appropriées dans les meilleurs délais.

Plan de surveillance du CIRAD

Durant 4 jours ces spécialistes aborderont différents thèmes et participeront à un travail collaboratif afin d’élaborer ensemble un plan d’action caribéen pour prévenir l’arrivée de cette maladie. 
 
Plants sains
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