Grand-Bourg accueille la 1ère étape du Tour cycliste de Marie-Galante

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Mairie de Grand-Bourg
Mairie de Grand-Bourg ©Yasmina Yacou
Après le départ du prologue, la ville de Grand-Bourg est la première ville étape de la 44e édition du Tour de Marie-Galante.

Si l'on vous dit Les Basses, Siblet ou encore Ducos, vous savez que vous vous trouvez à Grand-Bourg de Marie-Galante. 

Grand-Bourg
Sur les hauteurs de Grand-Bourg, une vue qui laisse rêveur. ©Yasmina Yacou

Comme les deux autres communes de l'île, Grand-Bourg est chargée d'histoire. Celle des Arawaks tout d'abord. Au IIIe siècle, ils sont installés sur l'île, plus particulièrement à Folle-Anse où ils érigent des carbets. Ils vivent principalement de la pêche, du ramassage de coquillages et de l’agriculture. Puis viennent les Caraïbes. 

Mais, des archéologues, à travers des recherches et des fouilles, ont découvert que la commune de Grand-Bourg est caractérisée par une présence précolombienne dense et compte des sites majeurs comme les villages néoindiens anciens de Murat, Folle Anse et Cocoyer Saint Charles (cultures huécoïdes et saladoïdes entre 500 av. J-C. et 900 ap. J-C.)

C'est à l'Anse Ballet, en 1493 que débarque Christophe Colomb, lors de son second voyage. Il lui donne le nom "Marie Galanda".

On retrouve dans la commune des implantations coloniales allant du XVIIe au XIXe siècle, correspondant à des installations de colons et de religieux.

Dans le secteur de Folle Anse subsiste aussi le bassin d'une indigoterie (où était préparée la teinture bleue d'indigo) datant probablement des débuts de la colonisation.

Au fil des années, des traces du passé ont été retrouvées à Grand -Bourg. Les anciennes habitations-sucreries (environ 60 avec leurs quartiers d'esclaves), dont certaines comportent encore des vestiges visibles et en particulier des tours de moulins à vent (28 sur la commune), des moulins à bêtes, plusieurs distilleries (Bielle, Port-Louis) et des usines à sucre (Grande Anse, Roussel-Trianon) créées au XIXe siècle.

De grandes familles à la tête de la commune

Hormis Jean Girard, maire de la commune de 1981 à début 1989, Grand-Bourg a été dirigée deux grandes familles de l'île : les Tirolien et les Etzol.

 Furcie Tirolien, insituteur, est élu maire en 1925. Sous le régime de Vichy, en 1940, il est révoqué. A la Libération, il retrouve son siège et y restera jusqu'en 1965, soit 40 ans.
Il est le père du poète Guy Tirolien. 
Son neveu occupe également la fonction, 24 ans plus tard. Patrice Tirolien devient maire de Grand-Bourg en 1989. En 2013, il démissionne, et laisse la place à Maryse Etzol. 

L'actuelle maire de Grand-Bourg et présidente de la communauté de communes de Marie-Galante vient également d'un nom connu sur l'île.
Son père, Marcel Etzol a été le chef d'édilité, en succédant à Furcie Tirolien. Il est maire de Grand-Bourg de 1965 à 1981. 
La fille, en place depuis 2013, a été réélue en 2020. 

Grand-Bourg, à visiter

Le patrimoine de Grand-Bourg et plus particulièrement de Marie-Galante est étroitement lié à la culture de la canne à sucre.
Pour exemple, l'habitation Murat et son Ecomusée, l’habitation Roussel – Trianon sont autant de lieux visités par des milliers de touristes chaque année. De même, les distilleries du Père Labat ou Bielle sont chargées de l’histoire sucrière de l’île.

La mare au Punch est un lieu commémoratif de l'abolition de l'esclavage. 

Plusieurs monuments, parmi lesquels la mairie ou l'hôpital sont des constructions de l'architecte Ali Tur. 

C'est à Grand-Bourg que se situent le port, de nombreux commerces et l'office de tourisme de l'île.

Des personnalités fières de leur île 

L'auteur Max Rippon est natif de Grand-Bourg. Il a d'ailleurs publié un livre rempli de photographies sur sa commune. 

Autre personnalité, Simone Créantor, à plusieurs reprises championne de France de lancer du poids.