L’incendie du cinéma « La Renaissance » samedi dernier relance la question du respect des normes incendie à Pointe-à-Pitre.

Incendie du 25 janvier 2020
Des bouches à incendie qui fonctionnent mal, des maisons à l’abandon et squattées qui sont souvent à l’origine des sinistres dans la ville, des rues trop étroites pour laisser passer les camions pompiers :  Comment préserver une ville d’art et d’histoire dans ces conditions ?
 
Le bâtiment construit en 1930 a été fragilisé par l’incendie. La Renaissance avait auparavant été consolidé par des poutres métalliques pour maintenir la façade. Des études et des travaux financés par Cap excellence à hauteur de 600.000€.
Après cet incendie, peut-on laisser la façade en l’état ou faut-il la démolir et la reconstruire à l’identique ? Les experts le diront mais il ne faut pas traîner.
©guadeloupe
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La Renaissance en 1930
La situation actuelle ne peut perdurer, pour des raisons de sécurité et aussi, pour des raisons économiques. Les commerçants de la place de la Victoire sont pénalisés par le périmètre de sécurité en place autour du bâtiment.
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Et si Pointe-à_Pître n’est pas la ville où l’on compte le plus de sinistres, elle se situe tout de même dans le top 3.
En 2019, la commune des Abymes est celle qui a enregistré le plus d’incendies (173) selon le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours de Guadeloupe). Viennent ensuite les communes de Baie-Mahault (101) et de Pointe-à-Pitre (95)… si l’on excepte Saint-Martin (167 incendies en 2019).