Les groupes à peau ont dit non à l'obligation vaccinale, dans les rues de Pointe-à-Pitre

manifestation pointe-à-pitre
Manifestation des "group a po", à Pointe-à-Pitre - 04/12/2021
Gran sanblé Lapwent - 04/12/2021 ©Marie-Lyne Plaisir
Des milliers de personnes ont marché dans les rues de Pointe-à-Pitre, ce samedi matin, au son des tambours "sen jan". Tous ont répondu à l'appel des groupes culturels locaux, qui prônent ce moyen pour faire entendre la voix du peuple, dans l'actuel contexte de conflit social, en Guadeloupe.

Les membres de douze groupes culturels et "group a po" se sont donnés rendez-vous devant le Centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe, ce samedi 04 décembre 2021, à 9h00 du matin.
Ce rassemblement, baptisé "Sanblé Lapwent", visait à manifester contre l'obligation vaccinale et contre le pass sanitaire, en solidarité et en résonnance avec l'autre manifestation du jour, de Capesterre-Belle-Eau, organisé par le Collectif d'organisations en lutte, mobilisé depuis le 15 novembre, contre l'application de la loi du 5 août 2021, dans l'archipel.

Au son du "Mas", la marée humaine a défilé, dans l'agglomération pointoise, jusqu'à la place de la Victoire, en passant par le Boulevard des Héros, Baimbridge, ou encore Bergevin, malgré les fortes averses qui se sont abattues, dans la matinée.
Les militants avaient un code vestimentaire : tous étaient tout de noir vêtus, avec un "maré tèt" rouge, jaune et/ou vert.

Ambiance du "Sanblé Lapwent" de ce samedi 04/12/2021 ©Priscilla Romain - Guadeloupe La 1ère


Tous scandaient des slogans hostiles à l'obligation vaccinale et au pass sanitaire. Mais dans la foule de manifestants, beaucoup avaient aussi d'autres revendications à faire entendre, plus sociétales. Le "Sanblé Lapwent" était donc bel et bien dans la lignée de la crise sévère que connaît actuellement l'archipel.

Micro trottoir de militants, au sein du défilé de ce samedi 04/12/2021 ©Marie-Lyne Plaisir et Priscilla Romain - Guadeloupe La 1ère

Les militants anti-vax et ceux qui appellent à une refonte du système sociétal actuel, qui laisse trop de personnes sur le bord du chemin, n'ont donc pas fini de défiler et de faire entendre leur voix, en Guadeloupe.