La Guadeloupe se prépare pour le Concours Général Agricole

agriculture
Scellés sur échantillons de rhum
Plus de cent produits du terroir guadeloupéen, essentiellement des rhums et punchs, sont inscrits au Concours Général Agricole 2020. La DAAF a terminé le prélèvement des échantillons chez les producteurs candidats. Une procédure très réglementée.
Le 22 février 2020 s'ouvrira à Paris Porte de Versailles le 57ème Salon International de l'Agriculture. Et parmi les rendez-vous très attendus des professionnels, il y a bien sûr le Concours Général Agricole (CGA) qui en est à sa 129ème édition. Propriété du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, et du CENECA, le Centre National des Expositions et Concours Agricoles, le CGA est le concours national de référence, qui récompense les meilleurs animaux (reproducteurs) et produits du terroir français.

26 producteurs inscrits
Le concours des produits regroupe 19 catégories, dont plusieurs concernent plus ou moins spécifiquement les outre-mers : rhums et punchs, miels, épices et chocolat. 26 producteurs de Guadeloupe se sont inscrits pour l'édition 2020 (sur plus de 5 600 pour toute la France). Parmi eux, douze apiculteurs, qui concourent dans la section des miels tropicaux. Six présentent un seul produit chacun (en miel clair) et les six autres deux produits chacun (un miel clair et un miel foncé), soit un total de 18 miels. Un engouement qui reflète le bon cru de l'année 2019, où la floraison, abondante, a permis une bonne production, après plusieurs années difficiles, du fait des conditions climatiques. Les rhums et punchs restent le plus gros contingent : treize entreprises présentent un total de 82 produits, de 2 jusqu'à 14 selon les producteurs. Enfin, pour la première fois, un producteur de vanille sera présent. Au total, 101 produits de Guadeloupe vont tenter d'obtenir des médailles cette année.
 
Pose de scellés


Une procédure très réglementée
Participer au Concours Général Agricole relève d'une démarche volontaire. Les producteurs intéressés doivent s'inscrire (ils avaient jusqu'au 17 novembre 2019 pour les produits apicoles et jusqu'au 15 décembre pour les rhums, punchs et vanille). Cette inscription est payante (de 102 à 157 € pour les frais de dossier, auxquels s'ajoute, pour chaque produit présenté, une somme allant de 74 € pour les rhums et punchs, jusqu'à 93 € pour les miels).
Les produits présentés doivent correspondre à la récolte ou la fabrication de l'année écoulée. Selon le réglement, les concurrents ne peuvent préparer à l'avance ni prélever eux-mêmes les échantillons envoyés au concours. Ce prélèvement, généralement assuré par les Chambres d'agriculture, est confié depuis des années en Guadeloupe à la Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, une exception qui va prendre fin à partir du CGA 2021. L'agent préleveur de la DAAF choisit donc de manière aléatoire, dans les stocks commerciaux du producteur, plusieurs échantillons pour chaque produit inscrit et y pose des scellés. Illustration avec cette opération de prélèvement dans une distillerie de Capesterre-Belle-Eau :

Prélèvement d'échantillons de rhums et punchs

Dégustation le 25 février
Ces opérations de prélèvement sont terminées depuis la semaine du 20 janvier. Une fois expédiés à Paris par les concurrents (et à leurs frais), les produits inscrits seront reconditionnés par les organisateurs du CGA, et bien sûr anonymisés (lots numérotés) pour être soumis aux jurys. Le calendrier des Concours de Produits s'étale sur cinq jours. Cette année, les concours des catégories rhums et punchs, épices et chocolat (vanille) et produits apicoles se dérouleront le même jour : le 25 février. Les résultats seront connus dans les 24 heures suivantes. 
 
Etiquette de prélèvement
 
Des analyses de contrôle pour les miels
Pour pouvoir parvenir jusqu'aux jurys, les miels présentés au Concours Général Agricole doivent d'abord subir des analyses de contrôle (effectuées dans l'Hexagone par un laboratoire retenu par le CGA). Ces analyses permettent de vérifier le taux d'humidité (plafonné à 20 % pour les miels tropicaux). Par ailleurs, un examen organoleptique est systématiquement effectué pour détecter les éventuels arômes ou goûts exogènes. Le réglement précise qu'"il est tenu compte des spécificités des miels tropicaux pour l'application des critères analytiques". Si à l'issue des analyses, il reste moins de trois produits dans une catégorie ou section (exemple : miel tropical clair ou foncé), le concours dans ladite section est annulé. 
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