Hausse des prix des carburants et de la bouteille de gaz, en février

Dès le 1er février, les prix des carburants connaîtront une hausse de 10 centimes pour le sans plomb, mais également pour le gazole. Tandis que la bouteille de gaz voit son prix augmenter de 1,60 €. Population et socio-professionnels encaissent le coup.

Une nouvelle augmentation des prix des carburants entre en vigueur le 1er février 2022. Comme chaque fin de mois, l'annonce des prix, pour le mois suivant, a été faite par la préfecture.

L'augmentation des prix

Ainsi, à partir du 1er février, le super sans plomb passe à 1,77 € le litre, soit une hausse de 10 centimes par rapport à janvier 2022 (1,67 €/l).
Idem pour le gazole route qui prend également 10 centimes et sera donc au prix de 1,59 €/l contre 1,49€/l en janvier 2022.

Les services de la préfecture indiquent qu'à titre de comparaison, en France hexagonale, "les prix moyens constatés en janvier 2022 sont de 1,71 €/l pour le super sans plomb et de 1,62 €/l pour le gazole. Ils enregistrent également des hausses de même ampleur".

Enfin, le prix du gaz connaît, lui aussi, une poussée. La bouteille de gaz de pétrole liquéfiée de 12,5 kg coûtera 26,73 € dorénavant. En janvier, elle était de 25,13 €. La hausse est de 1,60 €. 

Grincements de dents, au sein de la population

C'est l'exaspération qui domine, chez les automobilistes, après cette annonce de hausse des prix des carburants. Les usagers - particuliers comme professionnels - attendent des mesures fortes des autorités publiques.
Sinon, il pourrait y avoir de frictions sur cette question.

A (re)voir le reportage de Ludivine Guiolet-Oulac et Rémi Defrance :

©Ludivine Guiolet-Oulac et Rémi Defrance - Guadeloupe La 1ère


Un coup dur pour les entreprises

Jean-Yves Ramassamy était l’invité de Claude Danican, dans « La Grande Interview », ce mardi 1er février 2022.

Le président du Collectif des organisations professionnelles estime que la marge de manœuvre des socio-professionnels, qui voient leur marge fondre comme neige au soleil, est mince. Le carburant représente 48% des charges des entreprises de transport, affirme-t-il. Trois options s’offrent à eux, désormais, selon lui : soit échanger une nouvelle fois avec les décideurs à la recherche de solutions, soit mener des actions musclées, soit mettre les clés sous la porte.

L'entrepreneur n'exclue pas la possibilité de se joindre au Collectif d'organisations en lutte depuis le 15 novembre, pour faire entendre d'une même voie l'ensemble de leurs revendications.

Vous savez : parfois c'est l'union qui fait la force (...). On risque d'avoir une seule plateforme de revendications, pour remettre la Guadeloupe dans une meilleure situation, aux niveaux économique et social (...).

Demain après-midi, le collectif va faire une assemblée générale et nous demandons une réunion d’urgence aux services de l’Etat et à la Région.

Jean-Yves Ramassamy, président du Collectif des organisations professionnelles

Jean-Yves Ramassamy, président du Collectif des organisations professionnelles ©Guadeloupe La 1ère, la radio