Homophobie : mieux accueillir et accompagner les victimes de violences

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Homophobie : mieux accueillir et accompagner les victimes

La communauté LGBT, lesbienne, gay, bi et transsexuelle est encore peu considérée. C' est ce que dénoncent les associations d'aide aux victimes de discriminations et de violences. L'occasion de rappeler les inégalités et les violences que subissent certains personnes homosexuelles.

Les mentalités évoluent lentement et l'homosexualité n'est pas toujours bien perçue encore en 2021. Il existe même des violences qui prennent la plupart du temps la forme d'insultes, de harcèlement, et même de menaces. La Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie. 

Depuis 2005, cette journée mobilise l’opinion publique sur les problèmes liés à l’homophobie et à la transphobie par le biais de colloques, de manifestations de rue ou d’événements artistiques.

En Guadeloupe, des associations existent pour soutenir la communauté LGBT. Deux jeunes femmes se sont engagées dans ce combat. Lydia Prada-Paz, interne en médecine, et Lydie Siwsanker, présidente de l'association Ma Différence LGBT se sont associées pour créer un centre d'accueil des victimes de violences homophobes.

Lydia Prada-Paz, interne en médecine

Mais les moyens financiers freinent leurs projets pour prendre part à cette lutte contre l'homophobie. Les associées souhaiteraient que

les organisations anti-homophobie notamment la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, et la haine anti-LGBT, (Dilcrah) prenne part à leurs activités pour soutenir la cause et les personnes victimes de violences contre la communauté LGBT. 

 

Aujourd'hui, encore bon nombre d'homosexuels préfèrent vivre cachés. Parce qu'affirmer son orientation sexuelle demeure encore difficile. Dépression, comportements à risques, isolement, pensées suicidaires, ces victimes se retrouvent souvent sans aide juridique ou psychologique. 

Lydie Siwsanker, présidente de l'association Ma différence LGBT

Une note d'espoir pour les personnes LGBT en quête d'une société équitable et plus tolérante.