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Il y a 10 ans, un incendie à Pointe-à-Pitre plongeait la Guadeloupe dans le deuil

C’était il y a 10 ans jour pour jour. L’incendie du bazar chinois de la rue Sadi Carnot à Pointe-à-Pitre. Un bien triste et tragique anniversaire. Un bilan effroyable, 8 morts. Et un procès, plusieurs années, après, qui est loin d’avoir tout soldé.

Les pompiers ont mis 8 heures pour venir à bout de cet incendie. (Archives) © Guadeloupe La 1ère
© Guadeloupe La 1ère Les pompiers ont mis 8 heures pour venir à bout de cet incendie. (Archives)
  • Olivier Lancien
  • Publié le , mis à jour le
Nous sommes à quelques heures du début des vacances de Noël, dans les artères étroites et encombrées du centre de Pointe-à-Pitre. Des jeunes gens, inconscients, jettent un pétard dans la magasin, un geste stupide qui va avoir des conséquences effroyables. C’était il y a tout juste 10 ans, jour pour jour. L’incendie d’un bazar chinois de la rue Sadi Carnot à Pointe-à-Pitre faisait 8 morts, le 21 décembre 2007.
Un terrible incendie qui va marquer à tout jamais la ville et toute la Guadeloupe.

Un terrible drame, 8 victimes

C'est un pétard qui va enflammer les locaux de ce bazar chinois de la rue Sadi Carnot, à Pointe-à-Pitre, en cette fin d'après-midi du 21 décembre 2007, il y a 10 ans.
Le magasin fourmille de matières inflammables, des tissus, des plastiques et même des pétards. Les flammes vont littéralement emprisonner les personnes présentes à l'intérieur. 
Catiuska Colombo, 24 ans et sa mère, Marie Colombo, âgée de 50 ans, l'épouse du gérant du bazar, Ling-Ling Ji et leur bébé de quelques mois, Marc Li, René Robert Joigny, 65 ans, Stéphane Lucbernet, 39 ans, Daryl Claudy Moulin, 16 ans à peine, sont les 7 victimes de l'incendie. Saïd Faddoul, la 8ème victime va décéder quelques jours plus tard. Il va succomber à ses blessures. Brûlé au 3ème degré sur plus de 60% du corps, l'homme, un commerçant, aura tenté de venir en aide.

Un drame de l'inconscience

Quatre jeunes vont être mis en examen pour homicides involontaires. Ils venaient d'être chassés du magasin. Par inconscience et par vengeance, ils vont jeter un pétard allumé sur un autres tas d'explosifs exposés à la vente au sein de l'enseigne, en cette fin d'année. 
Ce drame a profondément bouleversé l'archipel. Une chapelle ardente a permis aux Guadeloupéens de se recueillir.
Le procès s'est tenu, plusieurs années plus tard. Les audience sont mis en lumière la responsabilité des jeunes, mais aussi celle des gérants du magasin, pour des manquements aux principes de sécurité. 
Les responsables de la mairie, mais aussi le propriétaire ont été mis sur le banc des mis en cause pour les issues de secours. 
Depuis ce drame, la vente de pétards est réglementée chez nous. 

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