Journée mondiale des dauphins : Une douzaine d'espèces et une population stable en Guadeloupe

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Dauphins
©Aventures marines
Ce 23 juillet est la Journée mondiale des dauphins. Créée en 1986, cette journée a pour but de sensibiliser la population sur la sauvegarde de ces mammifères marins. En Guadeloupe, nous avons une douzaine d'espèces différentes. 
La chasse à la baleine a été officiellement interdite en 1986. Le 23 juillet correspond au jour d'entrée en vigueur du moratoire international l'interdisant. Jour qui a été choisi comme Journée mondiale de sensibilisation aux baleines et aux dauphins. 
 

Des dauphins réguliers dans nos eaux

Le but de cette journée est de sensibiliser et de préserver ces mammifères marins, appartenant à la famille des cétacés. Les deux espèces sont menacées par l’activité humaine. Conséquence, plusieurs d'entre elles sont aujourd'hui en danger. 
Une situation qui ne concerne pas la douzaine d'espèces présente dans notre archipel. La population de dauphins dans nos eaux est stable, selon Renato Rinaldi, de l'association Evasion Tropicale (AET) spécialisée dans l'étude, le recensement et la protection des tortues marines et des cétacés en zone Caraïbe.
Depuis le 15 mars 2017, l’arrêté n° R-02-2017-03-15-003 réglemente l’approche des cétacés dans les eaux sous juridiction française aux Antilles. Il précise que l’approche des cétacés listés dans l’arrêté du 1er juillet 2011 susvisé est interdite à moins de 300 mètres.
 

Des milliers de baleines et dauphins tués chaque année

Selon Sea Shepherd France, ONG écologiste, "330 000 baleines et dauphins sont tués chaque année par la pêche industrielle". 
Malgré la Covid-19, la chasse aux dauphins vient de reprendre aux îles Féroé, des îles situées entre l’Islande et la Norvège, archipel faisant partie du Danemark. Là bas, les pêcheurs ont tué 300 cétacés : des  globicéphales noirs aussi appelés dauphin-pilote et des dauphins à flancs blancs. Il s’agit d’une tradition estivale ancestrale dans cet archipel. D'ailleurs, les Féringiens qui défendent la pratique reprochent aux médias et ONG étrangers de ne pas respecter leur culture d'îliens, où la pêche et les traditions occupent une place centrale.
 

La France mauvaise élève

Pas de chasse aux dauphins en France mais le taux de mortalité de l’espèce est élevé en raison des prises accidentelles.
Les scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) ont publié en juin dernier, un avis historique, exhortant la Commission européenne à prendre des mesures d’urgence pour éviter que des milliers de dauphins communs continuent de mourir dans les engins de pêche. En 2019, 11 300 dauphins sont morts dans les filets de pêche, et des centaines se sont échoués sur les plages de la Côte atlantique, selon France Nature Environnement.
 
L’ONG précise aussi que 1 200 dauphins se sont échoués sur la côte Atlantique, et  85 % de ces dauphins présentaient des traces de capture accidentelle.
La Commission européenne a sermonné il y a 2 semaines la France, l'Espagne et la Suède pour n'avoir pas pris suffisamment de mesures destinées à empêcher les prises accidentelles de dauphins dans les filets de pêche.
Bruxelles a donc ouvert une procédure d'infraction dans ce dossier. Paris, Madrid et Stockholm ont trois mois pour remédier aux problèmes identifiés, sous peine d'un deuxième avertissement. In fine, la procédure peut déboucher sur la saisine de la Cour de justice de l'UE.
La France n’a pas, par exemple, contraint les navires de pêche d'utiliser des "pingers" (dispositifs acoustiques destinés à éloigner les cétacés).

Le 23 juillet, jour d'entrée en vigueur du moratoire, est donc devenu le prétexte à une journée mondiale de sensibilisation aux baleines, mais aussi aux dauphins.
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