La campagne sucrière accuse un retard d'un mois

agriculture
Champ de canne
©Yasmina Yacou
En cause, les désaccords sur le prix de la coupe. Les différents acteurs campent sur leur position, et de fait, la situation reste en l'état sans que les discussions entre les parties n'aient vraiment pu avancer depuis le début du conflit.

Les discussions à l’initiative d’Iguacanne ont duré quatre heures, hier après-midi, entre les différents représentants de planteurs, l’usine Gardel, et les opérateurs de récolte.
Avec toujours ce même casse-tête : comment satisfaire les entreprises de coupe et de transport ?

« Il faut démarrer maintenant la récolte ! » Les planteurs de canne s’impatientent, face au retard pris pour le lancement de la campagne sucrière.  

Mais certains planteurs s’impatientent. Ils étaient une trentaine hier, rassemblés devant le CTCS, où se tenaient les négociations. Ils ont fait irruption à deux reprises dans la salle de réunion, pour dire leur colère et réclamer le lancement de la récolte.

Parmi eux : Catrice Barolin, agricultrice à Petit-Canal, avec 7 hectares de canne.

Catrice Barolin, agricultrice à Petit-Canal

Les entreprises de coupe et de transport demandent toujours une augmentation de 3,60€ par tonne sur leurs tarifs (revue à 3,45€, en déduisant la baisse de 15 centimes par litre de carburant, promise par l’Etat à partir du 1er avril). Mais les planteurs doivent eux-mêmes faire face à d’énormes surcoûts de production.

Philippe Hecher est président de la CUMA « Nord Grande-Terre », coopérative d’utilisation de matériel agricole, regroupant donc des producteurs
 

Philippe Hecher, président de la CUMA « Nord Grande-Terre »

Philippe Hecher est président de la CUMA « Nord Grande-Terre »

Et parmi les instances sollicitées : la Région, qui serait prête à faire un geste financier. Une réunion est prévue ce matin entre la collectivité, l’interprofession et aussi l’Etat.