La Guadeloupe veut être prête en matière de détection et de surveillance des radeaux d’algues

mer
Sargasses sur la plage de Raisins Clairs à Saint-François

Les forts risques d’échouement d’algues Sargasses prochainement dans le sud de l’Archipel, posent la question de la capacité à détecter, à suivre et estimer la quantité d’algues brunes susceptibles de toucher les côtes guadeloupéenne. Deux méthodes s'y prêtent aujourd'hui

A l'heure actuelle, Météo-France s’appuie, pour la dérive des radeaux, sur le Modèle Océanique de Transport d’HYdrocarbures (MOTHY). Appliqué aux algues brunes ce système montre de nombreuses limites. Le projet « FORESEA »  retenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) devrait, à terme, permettre de net progrès de ces prédictions. Pendant ce temps-là les américains eux travaillent à l’amélioration des algorithmes de traitement des images satellitaires.

Que de chemin parcouru entre les toutes premières détections satellitaires de sargasse en haute mer et les dernières améliorations apportées à la résolution et au traitement de ces images. Grâce au tout dernier satellite du programme COPERNICUS, SENTINEL 6a, l’Europe est chef de file dans la qualité des clichés mais cette grande finesse ne suffira pas pour établir un système de prédiction d’échouement tel que nous en avons besoin  La piste retenue par les Etats Unis est lumineuse. Elle s’appuie finalement sur l’intelligence artificielle. Il s’agit de d’associer les observations satellitaires et des données terrestres.  

repérer les sargasses

On sait que la couverture nuageuse et la très grande variabilité de la dérive des radeaux à proximité des côtes induite par les courants, les marées, la houle ou encore le vent constitue un aléa très important dans la prédiction. L’estimation de la quantité de sargasses, l’épaisseur des radeaux est elle aussi encore très lacunaire.    

L’idée est donc de sans cesse recouper les images les prédictions et la réalité du terrain ; Un pari qui s’appuie sur une grande capacité à collecter de la donnée et donc sur une  coopération internationale solide entre les pays concernés mais aussi sur ce que l’on désigne désormais sous le terme de sciences participatives. Vos photos vos vidéos vos témoignages sont essentielles Autant de contribution qui a terme permettront d’établir des bulletins et des prédictions bien plus précis ;  

Liens vers la publication scientifique : 

Monitoring pelagic Sargassum inundation potential for coastal communities

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