La longue et mouvementée traversée du désert des suspendus

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Bik a rézistans
"Bik a rézistans", CHUG ©Ch. Danquin
Elle est suspendue depuis novembre, elle travaille au CHU depuis 12 ans. La trentaine, mère de deux enfants, elle souhaite garder l’anonymat. C’est le projet de toute une vie qui s’est arrêté.

Depuis plusieurs mois, la perte de ses revenus a engendré un vrai chaos dans sa vie.
Elle fait partie de ces agents travaillant dans le domaine de la santé qui s’opposent à l’obligation vaccinale. Interdit bancaire, expulsion, plus de versement de la CAF, saisis, obligée de faire des petits jobs, pour subvenir à ses besoins, et nourrir sa famille.

Malgré tout, la jeune femme reste ferme sur sa décision : elle refuse de se faire vacciner contre le Covid 19. C'est son choix et c'est un combat pour sa liberté. 
Militante dans l'âme pour les droits fondamentaux, elle garde la tête haute. 

Collaboratrice suspendue

 Seule proposition du CHUG : rupture conventionnelle ou aide à la reconversion.

Et pour cette mère de famille, comme d'ailleurs pour tous ceux qui partagent sont quotidien et sont dans le même cas qu'elle, chaque jour il faut avoir le courage d'affronter l'inconnu.

Piquet de grève
©O. Duflo

C'est dans ce contexte que l'exécutif régional et sa majorité ont reformulé à l'adresse de l'Etat une demande de réintégration des personnels supendus

Communiqué d'Ary Chalus Président de la Région Guadeloupe