Le chenal de Pointe-à-Pitre bloqué par les marins-pêcheurs

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Blocage du chenal de Pointe-à-Pitre
Blocage du chenal de Pointe-à-Pitre ©Bruno Pansiot-Villon
Comme l'an dernier, les marins-pêcheurs de Guadeloupe bloquent le chenal de Pointe-à-Pitre. Ils réclament une baisse du carburant détaxé.

Les marins pêcheurs ont décidé de passer à nouveau à l’action. Ils bloquent depuis très tôt ce matin, le chenal de Pointe-à-Pitre, afin de protester contre la flambée des prix des carburants. Une mobilisation qui empêche donc l’accès au port et perturbe le trafic maritime. 
Il y a un an, en juin 2021, les pêcheurs avaient mené une action similaire.

Depuis quatre heures ce matin, les pêcheurs professionnels, réunis en intersyndicale bloquent le chenal du Grand Port maritime de Guadeloupe. 

À 7h ce matin, ils étaient 25 canots amarrés entre les bouées trois et quatre. 

Et comme l’an passé, il réclame une baisse substantielle des prix des carburants détaxés. 

Rappelez-vous le 12 juin 2021, ils avaient obtenu de la SARA, 40 centimes de baisse, après plus de 3 jours de blocage du chenal. 

Une baisse qui devait être figée jusqu’en septembre 2021 et qui pouvait ensuite évoluer, chaque mois, après consultation d’un groupe de suivi. Groupe qui ne s’est réuni qu’une seule fois, à la demande du Comite régional des pêches de Guadeloupe 

Aujourd’hui, le prix du super sans plomb détaxé est à 0,93€/l. Un prix insoutenable pour la survie des entreprises de pêche. Une situation insoutenable, pour Charly Vincent, le président du Comité régional des pêches de Guadeloupe au micro d'Eric Stimpfling. Il l'explique, cette hausse du carburant détaxé aura aussi des conséquences pour les consommateurs. 

Il y a néanmoins un nouveau facteur, par rapport à l’an passé : Justine Bénin. La secrétaire d’Etat à la Mer, en campagne électorale pour les élections législatives, est actuellement en Guadeloupe. 

Selon Charly Vincent, le cabinet de Justine Bénin est au courant de leurs demandes. 

Il s’agit là pour elle de sa première crise ministérielle. 

Une mobilisation qui a déjà des conséquences sur le transport maritime. Des navettes entre Marie-Galante et la Martinique ont dû être annulées laissant des centaines de voyageurs dans l'attente. 

Voyageurs attendant à la gare maritime de Bergevin, Pointe-à-Pitre
Des voyageurs dans l'attente à la gare maritime de Bergevin, Pointe-à-Pitre ©Christelle Théophile