Les employés de l'hôtel Fleur d'Épée racontent une semaine d'irrespect et de terreur

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La bagarre qui a éclaté le 26 janvier dernier à l'hôtel Fleur-d'Épée et mis en cause six clients n'est que le point d'orgue de plusieurs jours de tensions entre les employés de l'hôtels et ce groupe qui comptait une dizaine de personnes. Récit.

La semaine du 18 janvier a été longue pour les employés de l'hôtel Fleur-d'Épée car dès le 20 janvier, ce groupe de treize clients composé de 8 adultes et 5 enfants a marqué son intention de rentabiliser les 5 000 euros dépensés pour l'ensemble du voyage. Ils se sont appliqués à enfreindre toutes les règles de savoir-vivre et de sécurité.

D'abord, et en dépit des conseils des employés, ses membres n'ont pas respecté leur septaine et se rendaient dans les commerces des environs pour acheter de l'alcool et le ramener dans l'enceinte de l'établissement, caché dans des glacières. Ensuite, ils se sont fait remarquer pour leur impolitesse à la fois envers le personnel et les autres clients, à tel point que les employés contacteront la police municipale du Gosier pour les recadrer. Mais la paix ne va durer qu'un jour.

Moqueries, insultes, bagarre

Le 26 janvier, alors qu'ils veulent entrer dans le restaurant de l'hôtel en tenue non réglementaire, éméchés mais surtout sans masques, ils se font refouler par Guy Plumain, le chef de rang du restaurant, et là... tout dérape, vaiselle cassée, insultes racistes et finalement une bagarre générale.

Leur attitude violente envers les employés a aussi choqué les clients de l'hôtel dont certains ont été blessés lors du chaos déclenché par ces visiteurs indélicats.

Il a ainsi fallu que les employés, en plus de se protéger, viennent en aide aux clients déboussolés par l'incident, comme l'explique Laurence Dunoyer, chef de réception à l'hôtel.

Renforcement des mesures de sécurité

Cet épisode a laissé des traces poussant le personnel de l'hôtel a tenir une réunion de crise ce 28 janvier au matin. Il s'agissait de discuter avec la direction du renforcement de la sécurité et l'encadrement des clients dans le cadre de l'épidémie mais aussi en cas de nouvel incident. La discussion n'a pas trouvé d'épilogue car la direction veut clore rapidement ce mauvais moment d'autant que la justice s'est saisie de l'affaire. Mais pour l'Union des Travailleurs de l'Hôtellerie du Tourisme et de la Restauration (UTHTR-UGTG), l'incident est la preuve qu'un travail rigoureux de sécurité doit être mené dans l'hôtel comme l'explique José Naejus.

Pour rappel, les six touristes agités ont été placés en garde à vue, dès leur interpellation, puis relâchés ce mercredi avant prendre l’avion pour Paris. Une information judiciaire est ouverte contre 2 d’entre eux. Ils seront entendus prochainement au tribunal de Pointe-à-Pitre.