Les policiers de Guadeloupe appliquent le tableau d’accueil confidentialité

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Un nouveau dispositif d’accueil pour les victimes de viol et de violences conjugales ou intrafamiliales est en place depuis juillet dans les commissariats de France. Il est désormais en place en Guadeloupe aussi.

C'est au commissariat du Mans, en novembre 2019, que le tableau accueil-confidentialité est mis en place pour la première fois. Quelques mois plus tard, il est l'innovation présentée par le ministère de l'Intérieur, le 16 avril 2020 à Paris lors du 1er forum international des droits des femmes.

Le TAC, le tableau d’accueil confidentialité, est un dispositif composé d’un grand tableau explicatif à l’entrée du commissariat et de deux ronds de couleurs différentes matérialisés sur une simple feuille au guichet d’accueil. Le TAC doit permettre de rassurer les victimes, de leur garantir plus de discrétion et une meilleure prise en charge par les agents de police.

Jean-Pierre Frédéric est le directeur départemental de la sécurité publique de Guadeloupe au commissariat central de Pointe-à-Pître.

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De fait, quand elles choisissent la couleur orange avant d'entrer dans le poste de police, les femmes victimes bénéficient d'une procédure de protection spécifique qui garantit la confidentialité et accélère le dépôt de plainte. Les victimes bénéficiaires du dispositif se verront proposer de remplir un questionnaire d’évaluation du dispositif TAC.

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Egide Férus, agent d'accueil au Commissariat de Pointe-à-Pître 

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Il faut savoir que le choix de la couleur orange n'est sans doute pas lié au hasard. Elle a déjà été choisie par l'ONU mais aussi par des associations pour symboliser les violences faites aux femmes.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul mécanisme mis en oeuvre pour agir contre les violences faites aux femmes. Il y a aussi le boîtier anti rapprochement et en premier, lieu, il y a le téléphone grand danger remis aux victimes pour faciliter l'intervention des policiers au cas où la victime est en danger. C'est la justice qui décide de les attribuer aux victimes. Il y en a 25 en Guadeloupe.

Le major Jean-Claude Kancel, chef du groupe de protection de la famille qui fait partie de l’unité d’atteinte aux personnes.
 

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Et désormais, au Commissariat de police de Pointe-à-Pître, c'est une équipe dédiée qui prend en charge les femmes victimes de violence. Une manière de concrétisée la volonté du gouvernement de prioriser la prise en charge de ces situations