Les TPE de Guadeloupe, qui se considèrent abandonnées par l'Etat, s''allient pour défendre leurs intérêts

économie
Alliance des organisations de TPE et PME
©Bruno Pansiot-Villon
Les petites et moyennes entreprises de Guadeloupe, de secteurs divers, se sentent abandonnées par l’Etat. Les organisations qui les représentent ont décidé de s’unir, pour défendre leurs intérêts. Car, sur le terrain, la débrouille ne peut plus suffire.

Les petites et moyennes entreprises de Guadeloupe se sentent véritablement abandonnées par le Gouvernement, après le tonitruant "Quoi qu'il en coûte" plein de promesses d'Emmanuel Macron, peu suivi d'effets, finalement.
De guerre lasse, elles entendent réagir, après l’annonce du ministre de l’économie, Bruno Le Maire ; à court terme, l’aide généralisée de l’Etat aux entreprises va cesser. Pourtant, celle-ci, avait tout son sens, de leur point de vue, dans le contexte actuel de crise économique, induite par l'épidémie de Covid-19.
Mais le gouvernement envisage désormais de fonctionner au cas-par-cas, ce qui est inacceptable, pour la Fédération des très petites entreprises (FTPE), le Collectif des organisations professionnelles de Guadeloupe et la Fédération du tourisme de proximité de l’archipel.

Une alliance pour défendre les intérêts des petites et moyennes entreprises

Ces trois entités représentatives de milliers de TPE et PME locales ont décidé de s’allier, pour défendre leurs intérêts, proposer des solutions et présenter une vision plus adéquate pour l’économie de la Guadeloupe... avec, sans doute, en vue les élections consulaires prochaines.
Les membres de ces organisations professionnelles étaient rassemblées, jeudi matin, à Jarry / Baie-Mahault.

L’idée est de proposer un nouveau modèle économique, plus adapté aux Outre-mer. La démarche devra aussi passer par le fait de convaincre les politiques, selon Alan Nagam, le président de la FTPE :

Alan Nagam : "Nous allons accompagner les politiques".

Ces petites entreprises représentent une véritable force de frappe, selon Jean-Yves Ramassamy, président du Collectif des organisations professionnelles de Guadeloupe :

Jean-Yves Ramassamy : "Nous voulons être entendus".

Il y a un secteur qui souffre particulièrement : le tourisme. Particulièrement le tourisme dit de proximité, à savoir les gites, chambres d’hôtes ou encore les activités de tourisme vert. C’est l’hécatombe économique, de leur côté, affirment la nouvelle alliance. Il faut réagir, prône Olivia Ramoutar, vice-présidente de la Fédération du tourisme de proximité de la Guadeloupe :

Olivia Ramoutar : "Aujourd'hui, nous sommes face à une grande difficulté".

Des courriers ont été envoyés, par ailleurs, au préfet et au président de la région Guadeloupe, tous deux interpellés sur la situation des transporteurs de passagers et de marchandises, mais aussi des auto-écoles et des marins-pêcheurs, confrontés à de nombreux problèmes. Les organisations entendent défendre leurs intérêts, leurs emplois et leurs revenus.

Illustration des difficultés rencontrées sur le terrain, par les entrepreneurs

La crise sanitaire ne cesse d’impacter notre économie. Depuis 18 mois les mesures restrictives s’enchaînent et plombent les petites structures économiques, qui représentent la grande majorité des entreprises locales. Certaines structures sont tout simplement en train de couler et, pour beaucoup d’entrepreneurs, La débrouille est devenue le mot d’ordre, pour pouvoir survivre.

A (re)voir le reportage de Claudia Ledezert et Bruno Pansiot-Villon :

©Claudia Ledezert et Bruno Pansiot-Villon - Guadeloupe La 1ère