La misère gagne du terrain en Guadeloupe

solidarité
Le refus de la misère
©B. Pansiot-Villon
C’est aujourd’hui la journée mondiale du refus de la misère. Et en Guadeloupe, elle n’est certes pas très visible,  mais elle frappe également : 12% des ménages sont concernés.
Depuis 1987, la Journée mondiale du refus de la misère, célébrée chaque 17 Octobre, permet au grand public d’entendre la parole des personnes en situation de précarité et de pauvreté et de s’engager avec elles pour combattre la misère. Lancée par le mouvement ATD Quart Monde de Joseph Wresinski, elle a d'ailleurs été  officiellement reconnue par les Nations Unies en 1992. ATD Quart Monde souhaite aujourd'hui encore que les initiatives se multiplient de toutes parts à l'initiative d'associations, d'élus, de citoyens pour repousser la misère où qu'elle soit. Et les trois objectifs principaux de la Journée du 17 octobre ont encore plus de résonance aujourd'hui 
* donner la parole aux plus démunis sur les conditions indignes qu'ils vivent, leurs résistances quotidiennes et leurs aspirations
* mobiliser citoyens et responsables publics : en France en particulier, elle invite à comprendre comment chacun peut agir
* constituer un point d'appui pour une lutte de fond contre la misère toute l'année
 

La pauvreté gagne du terrain en Guadeloupe


En Guadeloupe, 12% des ménages sont concernés. De plus en plus de familles monoparentales, et aussi de jeunes adultes et de personnes âgées. Et selon les observateurs, elle gagne du terrain,

Jean-Marc Calmel, président du réseau Veille Sociale

Sur le terrain, les associations caritatives se battent pour repousser les signes de progression de la misère au sein de la société guadeloupéenne. Les épiceries solidaires sont devenues des établissements de derniers secours pour beaucoup. Mais c'est aussi avec beaucoup de dignité que chacun vit cette infortune, évitant d'ailleurs d'être filmé d'aucune façon pour ne pas donner une telle image de soi et en être ensuite prisonnier.
©guadeloupe
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Des circonstances qui donnent un relief particulier à la journée du refus de la misère cette année : "S’unir avec les plus exclus pour construire un monde où les droits de l’homme et la dignité seront universellement respectés."
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Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré.

Joseph Wresinski
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