De nouveaux soutiens pour les jeunes agriculteurs installés de Blonzac

agriculture
bananeraies saccagées Goyave
©Eric Stimpfling
Cette fois ils ne sont plus seuls pour se battre contre leurs ennemis aussi invisibles que destructeurs. Les jeunes agriculteurs de Blonzac qui viennent d'écrire au Président de la République, sont soutenus par le Groupement des Producteurs de Bananes
Un soutien exprimé dans un courrier adressé à l'ONF et qui se manifestera dès ce lundi sur les terrains de Blozac. Les producteurs de banane de la Guadeloupe comptent s'y rendre pour leur "réaffirmer le soutien de la SICA LPG et leur apporter une aide suite aux saccages dont ils furent victimes."
Mais ils vont plus loin en exigeant une clarification de la position du maire de Goyave.
Les producteurs de banane font une réponse en règle à Ferdy Louisy en indiquant : 

Nous ne tomberons pas dans le piège de M. LOUISY.
Mettre en doute le sérieux de l’ONF et de la SICA LPG sur la place publique fut très déplacé de sa part. Sous-tendre que les destructions de l’ONF pouvaient laisser place à ces réactions d’occupants illégaux c’est placé au même rang la puissance publique et un groupuscule sans foi ni loi.
Reprocher à mi- mot à l’ONF et à LPG cette convention et ces attributions, qui le furent sur des critères objectifs, et non « claniques » et « populistes » c’est faire fi de ses responsabilités en tant qu’homme public.
Envoyer un représentant de la commune de Goyave au procès d’un agresseur d’un agent de l’ONF et sans adresser un mot de condamnation et de soutien publique à cet agent quand on est Vice Président de l’Agence de la Biodiversité quel comble.

Des mots qui démontrent, s'il le fallait, que ce conflit ne se limite pas à un simple antagonisme entre agriculteurs et qu'il a une consonnance politique évidente. 
 

Une lettre au Président de la République

De leur côté, les jeunes agriculteurs de Blonzac ont adressé un courrier à plusieurs responsables institutionnels et en premier lieu, au Président de la République. En substance, ils soulignent que : 

Nous n’avons pas de grands moyens. Nous avons déjà à plusieurs reprises replanté nos champs. Mais nous ne pouvons pas, vous l’imaginez bien, le refaire indéfiniment. Nous sommes actuellement presque au bout de nos possibilités, mais, courageux jusqu’au bout, nous voulons tenir bon malgré la méchanceté et l’acharnement inqualifiables de nos persécuteurs. L’un d’entre nous a déjà été molesté (plainte a été déposée) et certains d’entre nous ont même été menacés de mort (croix mortuaires à leur nom placées à l’orée des champs dévastés, exhibition de coutelas et d’armes à feu).
Mesdames, Messieurs, vous êtes sans doute, pour la plupart d’entre vous, des mères et des pères de famille. Nous avons l’âge de vos filles et fils. Nous en appelons à votre cœur autant qu’à votre sens des responsabilités.


Une demande qu'ils formulent clairement en ce sens : 

nous vous demandons donc à tous d’intervenir à vos différents degrés et niveaux de pouvoir et de responsabilité pour résoudre cette situation qui prend des proportions qu’elle n’aurait jamais dû atteindre, et nous permettre de gagner en toute sérénité et sécurité le pain de nos enfants.

Voir l'intégralité de la lettre

Lettre du Collectif des jeunes planteurs de Blonzac

Mentionnés à la fin de la liste des destinataires de ce message, le groupement des Producteurs de Bananes de la Guadeloupe a déjà pris position.
Reste à savoir ce que tous les autres destinataires feront pour mettre un terme à un conflit qui prend des proportions qui nécessitent désormais l'intervention de la Force Publique.