Réseau de prostitution à la Désirade : Patrick Jules condamné à 2 ans de prison dont 1 an de sursis

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Le nouveau Palais de Justice de Pointe-à-Pître
©J.F.J.O
Patrick Jules, reconnu coupable de proxénétisme aggravé, a été condamné à 2 ans de prison dont un an avec sursis probatoire. 
Patrick Jules comparaissait pour des faits présumés de proxénetisme aggravé, commis du 3 juin 2018 au 20 septembre 2020 à la Désirade.
 

L'accusé a déclaré "vouloir rendre service aux filles de Grand Baie"

L'homme avait ouvert une maison close au sein de son pitt a coqs, situé à Souffleur, ouvert généralement le week-end pour des soirées spéciales. Le site était sous surveillance de la gendarmerie. Des planques et des écoutes téléphoniques ont permis d'identifier une vingtaine de prosituées dominicaines, une quarantaine de clients désiradiens.
Durant l'audience, Patrick Jules a reconnu partiellement les faits, affirmant qu'il "voulait rendre service aux filles de Grand Baie. Elles m’aidaient à servir les clients du Pitt à coqs" mais assure n’avoir jamais pris d’argent aux filles.
L'accusé a ensuite exprimé des regrets. 
Selon le Parquet, il avait un rôle très actif, au sein de l'organisation. Il assurait le transport maritime, puis terrestre des prostituées. D'où la réquisition d'une peine de deux années de prison, dont un an avec sursis probatoire pendant 2 ans, 2 500 euros d’amende, sans demande de dépôt.
De son côté, Maître Pascal Bichara Jabour, avocat de la défense, dans ses conclusions a déclaré que son client est "un agriculteur reconnu et propriétaire d’un pitt à coqs officiel". Il a ensuite demandé le sursis intégral avec mise à l’épreuve.
Les précisions d'Eric Stimpfling :
 

"Un proxénétisme de soutien"

Patrick Jules a finalement été condamné à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis probatoire, 2 500 euros d’amende, l'arrêt du pitt à coqs pendant deux ans. Une peine, sans de mandat de dépôt.
A la sortie, son avocat était plutôt satisfait. 
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