Retour sur la reprise des classes pour les tout-petits à partir du 11 mai prochain.

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Le ministère de l’enseignement et le rectorat de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy mettent en avant la lutte contre le décrochage scolaire pour justifier. Les syndicats sont vent debout contre cette reprise dans deux semaines, alors qu’il n’y a aucune garantie sur les éléments de sécurité
Le SE Unsa affirme que cette reprise « à marche forcée » pour les écoles maternelles et élémentaires est impossible à mettre en œuvre dans un cadre sanitaire totalement flou.
De nombreuses questions sont encore en suspend. Le Se Unsa Guadeloupe estime qu’il faut considérer cette année scolaire 2019-2020, comme une année spéciale et travailler à la mise en place de la rentrée prochaine avec un protocole pédagogique stricte pour rattraper le retard accumulé, lutter véritablement contre le décrochage scolaire, et notamment pour les plus fragiles. Mais l’académie n’irait pas en ce sens selon Joël Jacobson, le secrétaire académique de l’organisation, puisque le dernier comité technique Académique, du 24 avril dernier, a annoncé des suppressions de postes d’enseignants spécialisés, Ulis, Segpa et Rased. 

Joël Jacobson

Il y a une contradiction entre l’argument avancé par le ministère de l’éducation : lutter contre le décrochage scolaire et la politique de réduction de postes menée au sein de plusieurs académie, dont celle de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Deux politiques qui sont contradictoires pour le Speg.
Marie-Emile Mirval, le secrétaire général du syndicat.
 

​​​​​​​Marie-Emile Mirval

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