Saisie de 283 reptiles chez un groupe de personnes se livrant à une activité illégale en Guadeloupe et en Martinique

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saisie serpents
©Clément Granouillet / Douane, SEJF
Près de 283 spécimens de reptiles ont été saisis chez un groupe de personnes se livrant à une activité illégale par l'Office français de la biodiversité et la douane judiciaire. La valeur de l’ensemble des spécimens saisis sur les deux îles est estimée à plus de 125 000 €.

Serpents, lézards, tortues... 283 spécimens de 27 espèces différentes ont été saisis. Parmi eux, pythons, boas, varans et geckos. Les services de police de l’environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la douane judiciaire ont enquêté pendant près d’un an et demi et opéré une opération en mixité sur les territoires de la Guadeloupe et de la Martinique, point d’orgue d’une méticuleuse enquête judiciaire contre le trafic de reptiles. 

serpents
©Eric Stimpfling

Une saisie estimée à plus de 125 000 €

Cette enquête a finalement permis d’identifier un groupe de personnes se livrant à une activité illégale (transport, détention, élevage, commercialisation, utilisation, falsification de documents…) générant des profits importants. La valeur de l’ensemble des spécimens saisis sur ces deux îles est estimée à plus de 125 000 €.

Sur la partie Guadeloupe, 162 spécimens ont été saisis avec principalement des serpents de la famille des boas.

Anthonny Grolleau, directeur départemental OFB

De la passion au business... Les serpents sont l'animal à la mode en Guadeloupe. Surfant sur cet effet, les éleveurs ont mis en place des élevages semi-professionnels où ils font reproduire ces reptiles qui n'ont aucun mal à s'adapter à la flore locale...

Loïc Jason, inspecteur de l'environnement

©Eric Stimpfling

La magistrate de Fort-de-France (coordinatrice pour cette affaire) a ordonné la saisie des oeufs et de tout individus vivants faisant l’objet d’une détention illicite. Ces animaux sont soit issus d’une reproduction locale soit importés de métropole (investigations en cours sur cette filière d'approvisionnement) ou d’Amérique du sud.

Quelques spécimens ont pu être placés dans une structure homologuée tandis que d’autres, comme les scorpions endémiques de Martinique, ont été relâchés dans leur milieu naturel. Pour le reste, le Parquet a pris la décision de les euthanasier.

trafic de serpents
©Eric Stimpfling

Outre les saisies, les délinquants encourent une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 € d'amende. Certains individus ont déjà été condamnés récemment pour des faits similaires.