Six familles officiellement relogées en raison des risques de glissements de terrain à Petit-Bourg

aménagement du territoire
Famille relogée à Petit-Bourg
©Rémi Defrance
La mairie de Petit-Bourg a procédé ce lundi à la remise de clefs, pour les nouveaux locataires du quartier Saint-Jean. Ils viennent des sections Bovis et Belair et ont accepté ce déménagement suite aux menaces de risques imminents d'érosion sur le littoral, un déplacement des fois a contre-cœur.

Moment tout particulier pour 6 familles petit-bourgeoises, ce mardi 21 décembre... La remise officielle des clés de leurs nouveaux logements. Un emménagement qui n'était pas prévu, ni même souhaité, mais qui s'est avéré nécessaire. 
Toutes vivaient dans les quartiers de Bovis ou Bel Air, dans des zones dites de "menace grave pour la vie humaine". Et étaient exposées à des aléas climatiques, à des glissements de terrain... Après les événements pluvieux connus l'an dernier, à la mi-novembre, leur relogement avait été acté. 

Parmi ces personnes, Inès Djanou... Elle a reçu les clés de son nouvel appartement, ce mardi à la résidence Pakala, à Saint-Jean. Un sentiment doux-amer pour elle. 

Ce sont 54 années de souvenirs qu'elle a dû laisser derrière elle, à Bel Air. Sa maison, construite de ses propres mains en 1968, dans laquelle elle a élevé ses 3 enfants... Habitation qui risque aujourd'hui de s’écrouler, à tout moment… La mer a gagné depuis toutes ces années entre 12 et 15 mètres sur la côte. 

Il s'agit d'une opération d'accession à la propriété. Chaque personne a signé un contrat de location accession, un premier pas vers la propriété. Une opportunité, dans la mesure où ces familles n'auraient pu obtenir un prêt immobilier classique. D'où ce processus inédit, la première dans l'Outre-mer précise Dominique Joly, directeur général de la SP HLM, le "prêt social location accession très social".

©Guadeloupe

Sur les 14 familles devant être relogées, hormis les nouveaux habitants de la résidence Pakala, 4 autres familles ont accepté le relogement sur le projet Saint-Jean 2, livré prochainement. Les quatre dernières refusent, actuellement, les solutions de relogement proposées par la ville.