La Soufrière : une cicatrisation qui fait frémir

catastrophes naturelles
Fumerolles autour du dôme de la Soufrière de Guadeloupe
Fumerolles autour du dôme de la Soufrière de Guadeloupe ©Préfecture de la Guadeloupe/
Depuis 1992, le volcan de la Basse-Terre frémit et s’agite mais depuis cette date, les manifestations de la Soufrière vont en augmentant. L’horloge géologique du volcan est en route et d’ailleurs nous sommes en permanence en alerte jaune
Mais la grande inconnue justement reste le Temps. On connait les signes avant-coureurs d’une éruption mais on n’en connait pas le rythme.
Ce qu’on sait, c’est à trois kilomètres sous le volcan, tout un système de surpression et de surchauffe perturbe le volcan. Par exemple, au mois d’avril, l’observatoire volcanologique de Gourbeyre a enregistré 275 séismes entre 1 et 7 km sous le sommet.
Les scientifiques de l’Institut de Physique du globe sont en état de vigilance renforcée. Ils n’excluent pas une aggravation des phénomènes volcaniques

Ronan Ponnet Guadeloupe La 1ère

sommet de la Soufrière
©Filip Fuxa

VOIR AUSSI : 

- Visite guidée à la Soufrière 
  Les futurs scénarios éruptifs possibles pour la Soufrière de Guadeloupe

Les risques sont, à la Soufrière de Guadeloupe, dans l'ensemble de nature semblable à ceux de la Montagne Pelée. Si l'éruption de 1976-1977 a été finalement bénigne, à part les conséquences de désordres humains et économiques, elle a fait prendre conscience aux pouvoirs publics de l'importance des réseaux de surveillance des volcans. Grace à différents programmes de recherche, une meilleure connaissance géologique du massif de la Soufrière (Grande Découverte, Soufrière, massif de la Madeleine) et une reconstitution désormais plus précise de l'activité passée du volcan permettent de définir plusieurs grands types d'éruptions qui pourraient avoir lieu dans le futur.
Les différents types d'activité sont en fait constitués d'une succession de phénomènes volcaniques (principe de récurrence) dont certains peuvent être communs à plusieurs éruptions à un stade donné d'une crise volcanique....

D'une manière générale, l'éruption qui se déroule à Montserrat depuis 1995 est très représentative des différents types d'activité qui sont susceptibles de se produire à la Soufrière de Guadeloupe en cas de réactivation (explosions phréatiques, mise en place de dôme lavique, déstabilisation d'un flanc). Ceci montre qu'au cours d'une même éruption, différents types d'activité peuvent se succéder et qu'il est donc important de définir des scénarios prenant en compte ces différents types d'activité.

(A lire dans le document La Soufrière de Guadeloupe de l'Institut Physique du Globe)
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