Une 6e étape mémorable en Basse-Terre, entre Capesterre Belle-Eau et Gourbeyre

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chutes carbet guadeloupe
Vue des chutes du Carbet en Guadeloupe ©Philippe Triay
Les coureurs engagés sur le Tour cycliste de la Guadeloupe relieront Capesterre Belle-Eau à Gourbeyre, ce mercredi 10 août. Une virée en Basse-Terre et des ascensions redoutées par beaucoup.

La 6e étape du Tour cycliste de la Guadeloupe 2022 restera dans les annales... Un départ à Capesterre Belle-Eau et une arrivée à Palmiste, Gourbeyre... Un finish dans la montagne qui promet...

Tous les yeux seront donc tournés, ce mercredi 10 août sur Capesterre Belle-Eau, dont le nom vient d'une expression de la marine du XVIIe siècle "Cab-est-terre", pour désigner une terre exposée au vent d'est. L'abondance des cascades, des rivières et des plans d'eau lui vaut ensuite l'adjonction du complément Belle-Eau.

L'histoire de la commune est aussi étroitement liée à l'arrivée de Christophe Colomb, un 4 novembre 1493, non loin de l'embouchure de la rivière du Grand Carbet où vivent des Indiens Caraïbes. Certains sont emprisonnés par les hommes du navigateur espagnol. Puis relâchés en échange d'offrandes. 
Le lendemain, l'équipage se dirige vers l'embouchure de la rivière de Sainte-Marie. 

Il y reviendra 3 ans plus tard. Et l'accueil sera beaucoup plus corsé... Colomb fut reçu à coups de flèches empoisonnées, car les Caraïbes étaient au courant de ce que commettaient les Européens à l’encontre des autochtones sur les autres îles, notamment Saint-Domingue. C’est ainsi que la Guadeloupe devint une des poches de résistance des Caraïbes.

L'arrivée des Français vient troubler à nouveau la quiétude des Caraïbes en 1636. Des luttes s'engagent entre les deux peuples... Les habitants de la Guadeloupe finissent par la quitter pour s'installer à Marie-Galante et la Dominique. 

En 1644, Charles Houël du Petit-Pré, gouverneur de la Guadeloupe entreprend de développer la région. Le bourg notamment, en y introduisant la canne à sucre et en édifier le premier moulin. 

Actuellement, Capesterre Belle-Eau est dévolue à la culture de la banane. Plus de la moitié de la production bananière de la Guadeloupe est fournie par la commune.

Vers 1654, des Hollandais juifs et protestants s'installent à Capesterre et valorisent son territoire par le défrichement du Carbet, de Bois-Riant, de Carengaise, de Changy et de Sainte-Marie et 1659, le gouverneur érige à Sainte-Marie, le "fort de Cabesterre".

En , Louis XIV fait de cette Sainte-Marie et de ses environs un marquisat.

Capesterre de Guadeloupe accède au statut de commune en 1837. 

Jusqu’en 1848, ce furent des esclaves arrachés d’Afrique qui travaillent la terre, mais après l’abolition de l’esclavage, on fit appel à des travailleurs venus d'Inde.

Le  Capesterre-de-Guadeloupe devient Capesterre-Belle-Eau. 

De nombreuses rivières, chutes et cascades s’éparpillent sur la commune, en faisant l’un des plus prisés des touristes. La plus célèbre de toutes ses chutes est celle du Carbet parmi les plus belles des petites Antilles. Il s'agit de l'un des sites les plus visités de Guadeloupe.

Plusieurs monuments témoignent de l'histoire et de la culture de Capesterre-Belle-Eau tels le buste
de Christophe Colomb à Sainte-Marie érigé en 1916, le temple Hindou de Changy, le cimetière des esclaves, l’ancienne maison de Saint-John Perse (poète et diplomate), la Kassaverie, la distillerie Rhum Longueteau, l’usine Marquisat.

Capesterre belle-Eau abrite également des lieux de promenade et espaces verts très appréciés : le Grand étang, la forêt domaniale, la plage de Roseau, l’Allée Dumanoir.

Allée Dumanoir Capesterre Belle-Eau
©Filbar29