Wilson, 20 ans, bien dans sa tête, ancien occupant du barrage de Bouliqui et toujours en quête d'emploi

société
Wilson Alexandre
©Guadeloupe La 1ère
Un titre qui résume à lui seul la personnalité de ce jeune de 20 ans qui, il y a encore quelques semaines, faisait partie de ceux qui étaient sur l'un des barrages qui ont perturbé la circulation en Guadeloupe. Un jeune pétri d'une volonté de travailler mais devant qui aucune porte ne s'est ouverte

Des projets, il en a. A 20 ans, Wilson a toujours voulu croire que le système scolaire ou celui de la formation professionnelle lui permettrait de gagner sa vie honnêtement en Guadeloupe.
Ancien élève du lycée Chevalier Saint Georges à Baimbridge, il s'est d'abord formé aux métiers de la mer. Il aurait d'ailleurs voulu aller jusqu'au bac dans une telle fillière mais le nombre de places était restreint. Il n'a pas pu intégrer cette classe.
Malgré tout, son CAP en poche, il a fait une première tentative en se lançant sur le marché du travail. Mais, il a frappé à toutes les portes sans qu'aucune ne s'ouvre, y compris celles des sites où il avait été en stage. 

Sans emploi et sans se décourager, il choisit de se relancer dans une autre branche. Il intègre alors une formation de peintre en bâtiment au CFA du Raizet. Et cette fois encore, ce ne sera pas une branche porteuse puisqu'elle ne lui a pas permis de trouver un emploi permanent. 

En entrant dans le mouvement de contestation, il estime avoir voulu faire entendre tous ses espoirs déçus mais aussi et surtout, sa volonté de tout mettre en oeuvre pour réussir sa vie.

Invité du journal de 13h de Guadeloupe La 1ère ce mardi, il est venu raconter son histoire, avec ses mots, et donner une autre vue de ces jeunes dont on parle sans toujours chercher à les connaître.

©Guadeloupe