Windsurf : rencontre avec le vice-champion du monde, Lohan Jules

©Rémi Defrance - Guadeloupe La 1ère
Il est revenu de Turquie avec un titre, qui confirme que la Guadeloupe est bien une « Terre de Champions » : Lohan Jules est vice-champion du monde de windsurf slalom ; un titre remporté en catégorie U21, à Alaçati. De retour en Guadeloupe, il nous a accordé un entretien, pour débriefer les mondiaux et rappeler que les jeunes comme lui ont besoin de soutien.

Ils étaient trois Guadeloupéens à participer aux Championnats du monde junior de windsurf (slalom IFCA Junior/Youth/Masters), du 14 au 21 août 2022, à Alaçati, en Turquie. Et tous ont brillé, à cette occasion, en réalisant de belles performances :

  • Lohan Jules, du « Cataraibes Guadeloupe club » de Petit Bourg, 20 ans, est vice-champion du monde U21 de Windsurf Slalom ;
  • Neels Pechoux, du « Wanalao » du Moule, 21 ans, est troisième mondial U21 ;
  • Et Lilian Cayet, du « Wanalao » du Moule, 17 ans, est quatrième mondial U17.

Nous sommes allés à la rencontre du numéro deux mondial, de retour au pays. Rendez-vous était pris sur le plan d'eau de Morne Rouge, dans la commune de Sainte-Rose.

A 20 ans, Lohan Jules possède déjà un palmarès impressionnant et une solide expérience de la compétition. Issu d’un club petit-bourgeois, le jeune homme est désormais membre de l’équipe de France de windsurf.

Mais pas de quoi lui monter à la tête. Le champion reste concentré et surfe sur les obstacles et les difficultés liés à son sport, comme sur les vagues.

Il est reconnaissant envers tous ceux qui l’ont soutenu, jusqu’ici ; car il a eu la chance d’être bien accompagné, par des partenaires et des mentors, notamment.

Il est au micro de Rémi Defrance (entretien complet) :

Entretien avec Lohan Jules, vice-champion du monde de windsurf slalom U21 2022. ©Rémi Defrance - Guadeloupe La 1ère
Lohan Jules, vice-champion du monde de windsurf slalom U21 2022.

 

Pour les jeunes en devenir, Lohan est vu comme un exemple :

Voir les grands comme Lohan Jules ou même Tristan Algret, il y a plus longtemps, qui ont performé dans de grandes étapes de la TWA ou encore en IFCA, ça motive, ça vend du rêve. Donc, forcément, nous, en tant que jeunes, on a envie d’y aller et de faire comme eux. On est motivés, on a la rage, on a envie nous aussi d’y être et de briller sur des étapes mondiales.

Lilian Cayet, quatrième mondial U17

Mais réussir ne se fait pas sans peine.
Outre l’investissement sportif et le travail, les jeunes amateurs ont aussi besoin de soutiens financiers. A ce niveau-là, les familles doivent pouvoir assurer.

C’est un gros investissement de toute la famille, parce qu’il faut savoir que le windsurf est un sport de support. Et donc, il y a du carbone, des voiles, des planches, ça coûte cher. On est amenés à chercher des sponsors. C’est un combat de tous les jours, de trouver des sponsors pour aider de jeunes Guadeloupéens à promouvoir la voile. Bien sûr, il y a de gros évènements qui sont aidés (la Route du Rhum, le Traditour, etc.), mais il faut savoir qu’il y a un potentiel, au niveau de nos jeunes, au niveau de la voile légère, du windsurf ; des jeunes très prometteurs et doués sur l’eau.

Jean-François Cayet, père de Lilian

Bon à savoir : quand une délégation Guadeloupéenne arrive sur une compétition, elle ne laisse pas indifférents les autres concurrents qui, par le biais de nos champions et de leurs performances remarquées, ont entendu parler de ce petit bout de terre des Antilles qu’est la Guadeloupe.