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Une réunion interministérielle pour la pêche guyanaise

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Les pêcheurs en colère ©guyane 1ère
Les élus guyanais rencontrent ce mercredi les ministres de l’Outre-mer et de la pêche Victorin Lurel et Frédéric Cuvillier pour trouver une issue au conflit des pêcheurs guyanais.
Ils sont en colère et ils le font savoir. Depuis déjà une dizaine de jours, les pêcheurs guyanais expriment leur ras-le-bol face à la concurrence des pêcheurs étrangers. Dénonçant un pillage des eaux territoriales, ils montent au créneau pour sauver leur activité. Rencontre avec le préfet, non approvisionnement des étals de poisson en Guyane, blocage de l’accès au consulat du Brésil ou encore ce mardi action coup de poing dans les hypermarchés…
La prochaine étape : une rencontre entre les ministres des Outre-mer Victorin Lurel, de la pêche Frédéric Cuvillier et les élus guyanais. En effet, la population mais aussi, les politiques ont déjà témoigné aux pécheurs de leur soutien. C’est ce mercredi à 18 h 30 que se sont donnés rendez vous Alain Tien Long, Rodolphe Alexandre, président du Conseil régional, Jean-Etienne Antoinette, sénateur-maire de Koruou, Georges Patient, Gabriel Serville, et la députée Chantal Berthelot. Si les pêcheurs ont eux refusé de se déplacer jusque dans la capitale hexagonale, ils seront néanmoins accompagnés de Jocelyn Médaille président du comité des pêches maritimes.
L’objectif des pêcheurs : obtenir de l’Etat l’éradication de la pêche étrangère illégale dans les eaux guyanaises, la mise en place d’un fonds pour une aide financière d’urgence ainsi qu’un fonds de développement pêche par le Centre spatial Guyanais. Le sujet a déjà été abordé ce mardi par Jean-Etienne Antoinette qui a rencontré mardi le ministre des Outre-mer Victorin Lurel.
Une première rencontre ou il s’est montré ferme, comme il l’a expliqué au micro de Radio Ô tout en exposant sans concession la situation. "Cette filière n’est pas structurée, nos embarcations datent d’une certaine époque. Il convient de renouveler la flotte, de passer à une phase industrielle non seulement au niveau de la pêche mais également de la transformation des produits". Pour le sénateur il s’agit tout autant "de mettre fin au pillage [que de] continuer à structurer cette filière", a-t-il insisté.
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