"Je ne me bats pas pour une indemnité"

faits divers
Josette Lentin Emile
Josette Emile affirme avoir reçu trois coups de poings dans la joue droite, assénés par un policier. ©DR
L’affaire révélée sur notre média la semaine dernière a fait grand bruit. Le 20 avril, une guyanaise a été victime de coups de la part d’un policier  de Villeneuve Saint-George. Elle a porté plainte.
Des coups, 28 heures de garde à vue et 10 jours d’incapacité temporaire de travail, tout ça pour un mauvais stationnement. Josette Emile n’en revient pas et ne décolère pas. Les choses n’en resteront pas là et elle ira jusqu’au bout de son action.
Josette infirmière à  la retraite  a porté plainte pour violence volontaire de la part d’un dépositaire de l’autorité publique.  Elle affirme avoir reçu 3 coups de poing et un coup de pied de la part d’un policier de Villeneuve Saint George. « Je ne me bats pas pour une indemnité mais pour montrer que la violence cela n’existe pas que dans les films ».


Une interpellation vigoureuse

L’affaire commence samedi matin 20 avril devant la gare de Villeneuve Saint George alors qu’un policier l’interpelle et lui demande de déplacer son véhicule. Elle se trouve à l’arrêt dans une file de voitures sur un stationnement interdit sans le savoir. Elle attend ses parents  qui déambulent sur le marché. L’agent ne la laisse pas téléphoner  et alors qu’elle proteste lui donne une amende de 90 euros. Les choses s’enveniment  graduellement. Extirpée de son véhicule, menottée, embarquée dans la voiture de police pour le commissariat avec en sus un coup de pied dit-elle, Josette reçoit durant le trajet trois coups de poings qui lui marquent la figure.


Traitée de « Jack Russel »

S’ensuivent 28 h de garde à vue,  deux auditions durant lesquelles, Madame Emile ne démord pas de sa position alors que l’agent de police affirme n’avoir donné qu’un coup de coude et avoir été lui –même victime de morsures et de griffures ayant entraîné 7 jours d’arrêt de travail. Durant ces heures passées au commissariat, Josette Emile s’est entendue traiter de « Jack Russel » et a fait l’objet déclare t- elle de brimades de la part des autres agents.


Rétablir son honneur

Visage tuméfié, humiliée, Josette veut faire reconnaître son bon droit et rétablir son honneur. A la retraite aujourd’hui, elle réside en France depuis 1969 et n’avait jamais vécue une telle situation. Elle se dit très impliquée dans le milieu associatif et bonne citoyenne, elle a d’ailleurs été sapeur pompier volontaire à Awala Yalimapo alors qu’elle était infirmière au dispensaire de Mana  de 1987 à 1997. En attendant la suite de cette affaire devant le tribunal le 24 septembre, elle se remet doucement entourée par sa famille.