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300 cas d'AVC par an en Guyane

 Avec 300 AVC par an, la Guyane est particulièrement touchée par cette maladie. La journée européenne de l'Accident Vasculaire Cérébral est une occasion de mobiliser, d'informer davantage les populations sur un phénomène qui croit de manière inquiétante depuis plusieurs années. 

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  • Par Catherine Lama
  • Publié le , mis à jour le
Ce 14 mai est la journée européenne de l’AVC ou « Accident Vasculaire Cérébral. Des conférences d'information sont prévues à la mairie de Cayenne avec l’association France AVC Guyane ou encore à la Maison Départementale des Personnes Handicapées, sur le thème : après un AVC avec séquelles, que peut-on mettre en place comme aides financières et humaines ? Un AVC se produit quand un vaisseau du cerveau se bouche, ou plus rarement, quand il se rompt. Il peut en résulter des handicaps irréversibles si la victime n’est pas soignée au plus vite.
D’après l’association « France AVC Guyane », on compte environ 300 AVC par an dans notre département contre 150 000 au plan national. Chez nous, en moyenne, les patients touchés sont plus jeunes, ils ont de 65 à 68 ans en Guyane, contre 73 ans dans l’hexagone. L’une des causes principales, c’est l’hypertension artérielle, particulièrement présente chez les guyanais. 

Reconnaître les signes d'un accident vasculaire cérébral

Trois signes reviennent le plus souvent dans les cas d’AVC :  d’abord la faiblesse de la moitié du corps, tout à coup, un côté du corps ne bouge pas bien, par exemple, on lâche subitement son verre ou on n’arrive plus à tenir ce verre. 2ème grand signe d’AVC, la bouche se met de travers. 3ème signe fréquent  des difficultés à parler, à prononcer les mots correctement. Des symptômes qui sont le plus souvent indolores et peuvent faire croire à un dysfonctionnement bénin. Attention : si l’AVC touche le plus souvent les personnes âgées, cela peut aussi se produire chez des plus jeunes. Dès que cela se déclare, il faut appeler le « 15 » pour que la victime soit évacuée au plus vite vers un hôpital, plus la prise en charge intervient rapidement, plus on diminue le risque de séquelles, voire de handicaps irréversibles pour le patient
Dans le monde une personne est touchée par un AVC toutes les 5 secondes. L’Office Mondial de la Santé parle de pandémie et projette une augmentation de l’incidence des AVC qui de 16 millions en 2005 passerait à 23 millions en 2030.

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