Pôle universitaire de Guyane : une transition difficile

éducation
Anne Corval
Anne Corval, administratrice du pôle universitaire de Guyane ©guyane 1ère
Comment expliquer la tension actuelle au pôle universitaire de Guyane. L’intersyndicale et l’administratrice provisoire ne parlent plus le même langage visiblement. 
Le couac a débuté après l’assemblée générale de vendredi dernier et l’annonce de la convocation dans les prochains jours d’une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration de l’IESG. Impensable pour les anciens grévistes. Chacun campe sur ses positions et défend une lecture différente du protocole d’accord.


Une interprétation du protocole différente

Pour Anne Corval, s’il est vrai qu’elle est en charge de la gestion et l’administration du pôle, tout doit se faire dans les règles. Ce qui veut dire à l’intérieur du fonctionnement de l’UAG à laquelle appartient encore le pôle Guyane. Une lecture opposée à celle des syndicats qui estiment que la priorité est de nommer le directoire comme indiqué dans le protocole. Selon eux, elle est l’instance transitoire qui doit  piloter le pôle jusqu'à la création de l’université de plein exercice.
La composition du directoire n’est pas connue, tout juste sait-on qu’Anne Corval souhaitait évoquer le sujet lors d’une réunion du Conseil Consultatif de Pôle ce vendredi. Une réunion qui pourrait ne pas avoir lieu. Dans un échange de mails que nous nous sommes procurés, l’administratrice répond  à l’un des élus étudiants la questionnant sur la légitimité de ce Conseil alors que le directoire n’est toujours pas créé. Elle rappelle qu’elle suit le code de l’éducation qui régit le fonctionnement de toute université et renvoie au protocole d’accord qui n’attribue pas « de rôles décisionnels  à cette future instance » (le directoire). La communication semble donc difficile bien qu’aucune partie ne souhaite entraîner une nouvelle situation de blocage.
 

Une volonté de consensus

Personne ne semble vouloir aller jusqu’à une nouvelle situation de blocage. Ni l’intersyndicale, qui montre son ouverture au dialogue avec l’administratrice, ni l’administratrice elle-même qui dit avoir multiplié les consultations depuis deux semaines qu’elle est aux manettes, Le collectif étudiant du pôle Guyane veut désormais travailler à améliorer le fonctionnement de l'institution.
Quant à Corinne Mencé Caster, la présidente de l’UAG, elle souhaite un retour au calme et qu’on la laisse appliquer son programme.  Elle qui vient d’enchaîner après la Guyane  un conflit au campus de Schoelcher en Martinique suivi d’une nouvelle fronde au campus de Fouillole en Guadeloupe. 

Reportage de Nikerson Perdius