Le président Hollande rassure les acteurs du monde économique guyanais

politique
Président Hollande à Rémire
©guyane 1ère
La journée du président François Hollande a bien démarré à 8h30 à la mairie de Cayenne face aux acteurs du milieu socio-économique. Dans un discours volontariste et rassurant il a martelé la nécessité de lutter contre le chômage à travers la formation notamment. 
La première étape de la journée présidentielle a été menée avec le dynamisme qui convenait au sujet : une rencontre avec les socio-professionnels guyanais. 


Les demandes des socio-professionnels

Les interventions de Valérie Vanukia, présidente des TPE (Très Petites Entreprises de Guyane), de Gauthier Horth, président de la FEDOMG (Fédéréation Des Opérateurs Miniers de Guyane), Joëlle Prévot-Madère présidente de la CGPME (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises)  et Jean-Paul Lepelletier, président de la CCIG (Chambre de Commerce et d'Industrie de la Guyane) qu ont mis en avant la nécessité :
- de développer la formation des jeunes 
- d' un accompagnement  financier plus appuyé avec la Banque Publique d'Investissement
- d'une adéquation de la réglementation normative française et européennes aux spécificités de l'outre-mer
- de rétablir la souveraineté nationale sur le territoire guyanais à travers une lutte efficace contre les clandestins de l'or et de la pêche
- d'harmoniser les échanges commerciaux avec les pays voisins.


Les réponses du président Hollande

Le discours de François Hollande a été une réponse point par point aux exposés des acteurs économiques. Le chef de l'Etat a fait de l'emploi une priorité de la politique économique gouvernementale. Il n'y a pas de développement  possible sans formation.
-L'accord conclu avec les partenaires sociaux nationaux va amplifier le dispositif de formation continue avec la mise en place dès 2015 du compte individuel de formation.
- Autre mesure qui va dans le sens d'un accompagnement quasi immédiat des entreprises, un crédit d'impôt de 4% dès  2014 et de 6% en 2015 et le démarrage de la BPI au mois de janvier en Guyane qui jouera pleinement son rôle d'investisseur dans l"'économie locale.
- "La sécurité est le préalable à tout développement économique" a confirmé le président Hollande. Les moyens de lutte contre le pillage de l'or et de la ressource halieutique seront renforcés. La ratification du traité bilatéral de lutte contre  l'orpaillage par le Brésil va permettre de coordonner de chaque côté de la frontière les actions répressives et d'en accentuer l'efficacité sur terre comme en mer.
- Une dérogation sera également accordée à la pèche locale menacée par le PME, le Permis de Mise en Exploitation européen. Une norme difficilement applicable en Guyane compte tenu de la taille des bateaux.
- Le président est revenu sur la création possible d'un établissement minier public pour gérer la ressource de l'or, étant entendu que les bénéfices reviendraient dans leur intégralité à la Guyane..
Il a conclu sur le formidable potentiel de la Guyane dotée de ressources naturelles considérables qu'il lui faut valoriser, d'une population jeune et d'un base spatiale qui fait maintenant corps avec elle.

La première rencontre de la journée s'est terminée dans une ambiance très conviviale comme elle avait commencé avec la séance de poignées de main de François Hollande sur le parvis de la mairie de Cayenne.

Le président Hollande est ensuite parti en hélicoptère pour le centre spatial guyanais à Kourou. Il inaugurera, dans la foulée, la toute nouvelle MAS (Maison d'Accueil Spécialisée) et déjeunera avec des jeunes guyanais.