Dossier : les métiers des polices et douanes à l'aéroport

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Douane
L'aéroport Félix Eboué est sans doute le lieu le plus fréquenté de Guyane. Chaque année 430 000 personnes y transitent pour se rendre dans l'hexagone, au Brésil, au Suriname ou encore aux Antilles. La rédaction TV vous propose un dossier sur la douane et la police aux frontières.
L'aéroport Félix Eboué de Guyane est une véritable plaque tournante du département. Chaque année la police aux frontières (PAF) et les douaniers doivent contrôler plus de 430 000 personnes et leurs bagages. Notre rédaction a donc choisi de faire un focus sur ces métiers qui luttent contre le trafic illégal et la circulation des personnes en situation irrégulière. 

1ere étape le contrôle des personnes

A l'entrée de l'aéroport se trouve un point de contrôle établi par la police aux frontières. Les agents doivent vérifier l'identité des personnes et examiner la régularité des papiers en leurs possessions. D'après Alex Marty, directeur du PAF, peu d'individus se présentent avec de fausses identités : il y a seulement une dizaine de cas par an.
Pour démasquer les usurpateurs la police utilise des machines et connaît des normes définies par l'Organisation de l'aviation Civile Internationale (OACI). Ces dernières sont communes à tous les pays du monde, doivent être respectées et permettent de déceler les papiers falsifiés. 

2eme étape le contrôle des douanes

Passé cette première étape le service des douanes prend le relais. Il doit s'assurer qu'aucune contrebande ou drogue ne quitte le pays. Une tâche ardue lorsque l'on sait que la Guyane est une plaque tournante dans le trafic de cocaïne destiné à l'Europe. 
Chaque année plus d'une centaine de kilos est interceptée dans l'aéroport provenant de nombreux trafiquants qui n'hésitent pas à faire preuve d'inventivité pour faire passer la marchandise illicite. Les mules transportent ainsi les stupéfiants dans leurs vêtements, valises ou colis. Par exemple plus de 3 kilos ont été retrouvés dans des boîtes de cassoulet pour un montant de 230 000 euros.
Mais le trafic ne s'arrête pas uniquement aux stupéfiants dans un pays où la faune est  riche. Des saisies sont également faites sur le trafic de dendrobates (batraciens) ou colibris. 

Malgrés les efforts des douaniers près de 300 kilos de stupéfiants passent chaque année. 

Reportage Jocelyne Helgoualch et Estelle Denis