Le Parti Progressiste Guyanais à la peine

politique
Visuel élections municipales
©Casner Hilaire
Parti en 2011 sous les meilleurs auspices, le Parti Progressiste Guyanais peine à s'imposer dans le paysage politique et n'a pas encore à un mois du scrutin municipal réussi à mettre sur pied une liste conduite par un de ses membres. 
"Nous serons partout où cela sera possible, en soutien comme en tête de liste" annonçait Jean-Marie Taubira en mars dernier. Un an donc avant les municipales, le secrétaire général du Parti Progressiste Guyanais fondait les plus grands espoirs dans cette consultation électorale. Elle interviendrait 3 ans après la création sur les fonds baptismaux du PPG et constituait une excellente opportunité de confirmation.
Dissidents de Walwari pour la plupart, les nombreux    promettaient alors au jeune parti, longue vie sur la scène politique locale en manque de repères forts. Jouant de son aura de "frère de" et d'une réputation de théoricien politique averti, Jean-Marie Taubira, se voyait déjà comme le leader d'une organisation porteuse d'un message politique novateur.

Absence de charisme et de crédibilité

Las, entre la théorie et la réalité politique, il y a un monde, un marais à séduire pour combler le vide d'une absence de charisme et de crédibilité.
Charisme et crédibilité, c'est sans doute ce qui a manqué à l'unique candidat du PPG Alex Ho Bing Huang , une des têtes de gondole du parti, candidat à l'investiture de maire jusqu'à la semaine dernière à Rémire-Montjoly.
Ex de Walwari, lui aussi, l'espoir de cet infatiguable candidat était quand même, six ans après, de réitérer l'exploit accompli en 2008 sous les couleurs du parti de Christiane Taubira et de finir 3ème du 1er tour de la municipale rémiroise. Les nombreux observateurs s'attendaient donc à un match à quatre pour le fauteuil de maire avec comme arbitre, un Alex Ho Bing Huang fort d'une réelle implantation dans la commune.
Las, trois fois hélas! L'espoir n'aura vécu que le temps d'un semblant de campagne. Le temps pour le candidat Ho Bing Huang de se rendre compte combien il était difficile de rassembler autour de lui, de monter une liste, de surcroît sous la bannière d'un Parti Progressiste Guyanais qui n'a toujours pas convaincu.