L'ouverture prochaine du pont de l'Oyapock signe l'arrêt de mort des transporteurs fluviaux

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Pirogiuers d'Oiapoque
Rive brésilienne face à Saint-Georges de l'Oyapock ©guyane 1ère
Le pont sur l'Oyapock pourrait être inauguré cette année annoncent les brésiliens. Une nouvelle qui accroît l'inquiétude des 150 piroguiers d'Oiapoqué qui voient avec l'ouverture du pont, l'arrêt certain des transports fluviaux et de fait de leur activité journalière.
Depuis 2 ans, les piroguiers d'Oiapoqué, la petite ville frontière sur la rive brésilienne, ne cessent de demander des aides au gouvernement fédéral amapaense pour se reconvertir.


Une corporations aux abois

C'est toute une corporation qui se trouve aux abois dans ce qui est la chronique d'une mort annoncée de son activité de transport fluvial. Les 150 piroguiers de cette zone qui avaient une activité florissante, à tel point qu'elle avait supplanté celle des piroguiers français, voient leur avenir sombrement. Paradoxe d'une situation avec la construction d'un pont souhaité depuis de longues années pour supprimer notamment le désenclavement géographique et économique et qui va créer dès sa mise en service le démantèlement d'une filière de travail. 

Le reportage de Jocelyne Helgoualch et franck Fernandes