Chikungunya, réunion de crise à la préfecture

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Ce midi les représentants de l'ARS, du Préfet et des principales communes concernées par l'épidémie se sont rencontrés pour faire un état des lieux général sur l'évolution de la situation. Plusieurs foyers se sont développés ces derniers mois malgré un effort constant des collectivités.
Près d'un millier de personnes ont été recensées comme étant porteuses du Chik depuis le 24 décembre dernier, date à laquelle fut diagnostiqué le premier cas en Guyane. Un chiffre en hausse et qui doit encore être majoré par les nombreuses personnes n'étant pas allés chez le médecin. Une séance de travail a donc été mise au point à la préfecture entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre l'épidémie. L'objectif d'une telle "réunion de crise" était de faire le point sur les actions mises en place, les avancées mais aussi les problèmes rencontrés. 

Des actions coûteuses pour les communes. 

Les représentants de Rémire-Montjoly, Cayenne, Macouria et Matoury ont mis en avant les coûts engendrés par l'enlèvement des déchets et véhicules qui représentent autant de foyers potentiels pour le développement de l'Aedes Aegypti. Face à ce problème l'Etat a indiqué que des fonds pourront être débloqués pour mieux lutter contre le Chikungunya. 

La sensibilisation, axe prioritaire

Lors de cette réunion tous ont répété l'importance des campagnes et actions de sensibilisation : le rôle de la population est primordial. Pour lutter contre l'épidémie il est demandé de vider tout récipient susceptible de contenir de l'eau stagnante qu'il soit à l'intérieur ou à l'extérieur du domicile. Se protéger du moustique est aussi nécessaire, que ce soit à l'aide de moustiquaires et de répulsifs. 

Sablance, un exemple à suivre

Samedi dernier une trentaine de jeunes du quartier Sablance à Macouria se sont rassemblés pour entretenir cette zone particulièrement touchée par le virus. Ils ont ainsi ramassés les déchets et coupé l'herbe haute pour détruire des éventuels gîtes larvaires.

Reportage Jean-Marc D'Abreu et Sophiane Deie. 

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