Meurtre à Wayabo : Les agriculteurs veulent avoir de l'eau, de l'électricité et le téléphone

faits divers
Jean-Hubert François
Jean-Hubert François, exploitant agricole à Wayabo ©Guyane 1ère
Invité du JT soir, le président du syndicat des jeunes agriculteurs, Jean-Hubert François est revenu sur le drame survenu le 20 janvier à Wayabo. Un homme a été tué lors d'un braquage sur une exploitation. Se posent de manière accrue les conditions de vie dans cette zone.
L'émotion est grande dans la communauté des exploitants agricoles de Wayabo sur la commune de Kourou. Dans la nuit de mercredi un homme venu rendre visite à un ami sur une exploitation agricole a été tué lors d'un braquage en sa présence. Ce crime met en avant toutes les difficultés que rencontrent les agriculteurs de cette zone. Depuis le mois de novembre 2015, ils sont victimes de vols de matériels, leurs animaux sont tués et dépecés sur place. La violence est montée d'un cran dans le secteur. Il existerait, probablement, un trafic de viande qui explique les attaques répétées sur les animaux.
Les préjudices sont estimés à plus de 80 000€.
Les habitants vivent très mal cette insécurité qui touche directement leurs outils de travail et surtout leurs familles. Ils souhaitent que cette bande dangereuse soit arrêtée rapidement afin de retrouver une certaine sérénité.
Les exploitants dénoncent également le fait qu'ils n'aient pas d'eau, d'électricité et de réseau téléphonique, des éléments de vie basiques. Autant de choses qui, par contre, favorisent les voleurs.  
Ils réclament une normalisation de leur situation.

L'interview de Jean-Hubert François , président du Syndicat des Jeunes Agriculteurs et Secrétaire à la Chambre d'Agriculture de Guyane