4e édition du concours d'éloquence à l'Université de Guyane

éducation
Concours d'éloquence 2020
Un des candidats du concours d'éloquence ©Clotilde Séraphins George
Le concours de l’éloquence se poursuit en Guyane et en est à sa 4e édition. Les demi finales se sont tenues à Cayenne.
8 candidats s’exprimaient devant le jury et un petit public, ils étaient 18 au départ de cette édition en début d’année. Seuls 4 seront retenus pour la grande finale.
 
Le concours de l’éloquence se poursuit en Guyane et en est à sa 4e édition. Les demi finales se déroulaient jeudi à Cayenne.
8 candidats s’exprimaient devant le jury et un petit public. Ils étaient 18 au départ de cette édition en début d’année.
Les 4 meilleurs à l’issue de la demi finale concourront lors de la finale la semaine prochaine devant une plus grand public à l’université.
Concours d'éloquence 2020
Une assistance captivée ©Clotilde Séraphins George
 


4 thèmes pour convaincre

Au commencement était le verbe et 1h30 durant, il n’y en aura que pour lui. Les candidats, étudiants de l’université de Guyane sont appelés à s’exprimer pour ou contre quatre thèmes.
Les questions tirées au sort :
  • Qui fait de l’art est-il automatiquement artiste ?
  • Faut-il mentir pour atteindre ses objectifs ?
  • Un silence vaut-il tous les mots ?
  • Le malade imaginaire creuse-t-il le trou de la sécu ?
Ils sont eux candidats par thème, chacun dispose de 10 minutes ni plus ni moins pour exposer sa thèse avec aisance, éloquence, dans un bon et beau français.
Pour Alex Coudret, étudiant en 1ère année de Master de droit qui en est à sa deuxième participation et qui accède à la finale le défi à relever reste le temps à combler :

J'aime bien ce stress ... je n'arrive pas à développer suffisamment pour gérer... c'est plutôt le temps de mon côté...


Pour Raniya Dada, étudiante en 2e année de Master de droit, première du quatuor vainqueur de cette demi finale, difficile à croire … le principal adversaire est la timidité :

Je le fais parce que bientôt je voudrais devenir juge et pour être juge il faut être charismatique. il faut aimer parler, il faut vouloir parler et ce concours me permettra de vaincre cette timidité et d'être à l'aise devant un public, peu importe le nombre.


Un travail de l'association Toukan Elokan dans les collèges

Avec Lisma Laguerre et Keila Gouin, ils concourront pour le titre lors de la finale jeudi prochain.
C’est l’optimisation du temps, le détachement des notes, la présence scénique notamment qui ont séduit les jurés dont Maître Akim EL-Alloui juré permanent depuis la création de l’association, avocat, parrain de l’association Toukan Elokan :

La plaidoirie c'est quelque chose qui se prépare en amont. On peut rédiger, préparer en amont le contenu d'un discours et après il faut essayer de le restituer avec une émotion, avec un naturel, essayer de raconter une histoire, essayer de toucher l'autre ... plaider c'est convaincre !


Convaincre par la passion, c’est ce que fait l’association Toukan Elokan.
Joseph Belbrun, lauréat de la 1ère édition, étudiant en Master, président de l’association Toukan Elokan :

Les membres du bureau ainsi que moi-même donnons notre temps chaque semaine par exemple au collège Justin Catayée, au collège Oméba Tobo à Kourou, au collège Concorde à Matoury pour faire des ateliers d'art oratoire pour permettre même aux collégiens de pratiquer cette matière le plus tôt possible pour être le plus l'aise possible par la suite dans leurs études...

 
Concours : les étudiants rivalisent d'éloquence.

 
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