Brésil : Flordelis dos Santos, la députée aux 50 enfants accusée du meurtre de son mari

océan atlantique
Flordélis dos Santos de Souza
Flordélis dos Santos de Souza ©DR
Au Brésil, une députée fait la Une des faits divers. Flordelis dos Santos de Souza est accusée d’avoir commandité le meurtre de son mari l’an dernier avec la complicité de quelques-uns de leurs enfants. Un fait-divers rocambolesque qui anime la presse depuis quelques semaines.
Au Brésil, une députée fait la Une des faits divers. Flordelis dos Santos de Souza est accusée d’avoir commandité le meurtre de son mari l’an dernier avec la complicité de quelques-uns de leurs enfants. Un fait-divers rocambolesque qui anime la presse depuis quelques semaines.


Pasteure et député 

Pour beaucoup Flordelis dos Santos de Souza est la mère des favelas. A 59 ans, la pasteure, chanteuse de gospel est connu pour avoir adopté 51 enfants. Elle avait déjà quatre enfants naturels. Sa réputation de bonne samaritaine fait vite le tour de Rio, puis du Brésil… mais aussi ses mœurs parfois surprenants : en 1994 elle épouse Anderson do Carmo qui était l’un de ses fils adoptifs. Mais ils deviennent vite un couple populaire à la tête de plusieurs églises. En 2018, Flordelis fait ses premiers pas dans la vie politique : elle est élue députée.


Son mari assassiné

Un conte qui vire ensuite au cauchemar : Anderson est assassiné par balles dans le garage familial un an plus tard. L’auteur n’est autre que l’un des fils biologique de Flordelis. L’arme du crime acheté par un autre de ses fils adoptifs. Les révélations d’une enquête qui vont conduire des témoins à se révéler. On parle alors de relations sexuelles du couple avec des enfants adoptifs, certaines de ces filles données en cadeaux à des pasteurs.
Le quotidien Le Monde évoquait ce week-end les révélations de l’enquête. Le mobile serait l’argent qui gravite autour des églises. Le parquet estime que Flordelis est l’architecte de cette entreprise criminelle et enrolé ses fils. Cinq autres enfants depuis ont été arrêtés. La députée, elle, bénéficie de l’immunité parlementaire. Elle reste libre.

 
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