Centre hospitalier de Cayenne : la crise avec les urgentistes loin d'être résolue

Arthur Derour Corté, médecin urgentiste au CHAR
Invité de l'émission radio Invi-thé-café ce 20 juin, Arthur Derour Corté, est médecin urgentiste au centre hospitalier Andrée Rosemon depuis 7 ans, il fait le point sur la situation des urgentistes démissionnaires à quelques jours de la fin de leur préavis.
Arthur Derour Corté fait partie des 17 médecins qui ont envoyé leur lettre de démission le 3 mai dernier à la direction de l'hôpital du centre hospitalier de Cayenne pour dénoncer une situation de crise et obtenir des conditions de travail supportables au sein du service des urgences de leur établissement.

"On a envie de continuer à travailler en Guyane mais pas ... dans des conditions qui mettent en danger nos vies et celles des patients".


S'il constate de petites avancées dans la situation de crise, le médecin fait remarquer qu'elles n'apportent pas, pour l'instant, de changements notables dans le fonctionnement du service et de l'hôpital en général. 
Les renforts diligentés par la réserve sanitaire ne sont pas une solution durable. A l'hôpital comme dans les centres de santé, il manque toujours autant de moyens humains et matériel et pour les centres de santé la question est encore plus cruciale. Le médecin rappelle, notamment, qu'il n'y a pas au CHAR de service de gériatrie, ni de praticien pour le service de soins palliatifs qui de fait est quasi inexistant.

Les urgentistes vont rencontrer, ce jour, la direction de l'Agence Régionale de Santé sur une feuille de route de sortie de crise. Ils avaient réclamé la présence d'une mission extérieure qui pouvait apporter des éléments de résolution de la crise. Elle arrive en Guyane le 7 juillet soit 4 jours après la fin de leur préavis de démission.

L'interview d' Arthur Derour Corté, médecin urgentiste au CHAR