Violences urbaines à répétition dans l'île de Cayenne

faits divers cayenne
La police sur les lieux du braquage du 9 août
La police sur les lieux du braquage ©Killian Saïbou
En zone gendarmerie, les épisodes de confrontations entre forces de l’ordre et jeunes sont récurrentes. Des opérations de contrôle ont souvent lieu dans des quartiers sensibles. Sauf que ce week-end à Cayenne, les quartiers Mont-Lucas et Pépite ont été la scène d’échanges violents.
A Matoury, Macouria ou encore Kourou, la gendarmerie et les pompiers essuient très souvent des jets de bouteilles et de pierres.

Quartier Mont-Lucas à Cayenne samedi soir, ces violences urbaines ont aussi été observées. Elles ont occupé une bonne partie de la soirée les forces de l’ordre.
Entre 20h et 23h, une bande de jeunes a incendié poubelles et containers afin d’empêcher la progression de la police dans le secteur.
Les fonctionnaires ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser leurs assaillants et ramener le calme.
Les interventions des pompiers pour circonscrire ces départs de feux ont été faites sous bonne escorte.
Aucune interpellation n’a été enregistrée, il n’y a pas eu de blessé.
 

Des coups et blessures et des plaintes déposées


Un peu plus tôt en ce début de week-end, un autre épisode de violence urbaine a retenu l’attention des policiers.
Une soirée privée quartier Pépite à Cayenne vendredi soir s’est soldée par des affrontements entre fonctionnaires de police et invités.
Une quarantaine de personnes était en train de fêter dans une salle à l’entrée de la cité.
Rappelons que durant cette période de confinement, tout rassemblement est interdit.
Une règle que n’entendait pas respecter les protagonistes.
Là aussi, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour ramener le calme. Les fêtards ont opposé de la résistance.

Bilan : des plaintes ont été enregistrées coté force de l’ordre pour coups et blessures et dégradations de matériels.
Pas d’interpellation, mais une procédure judiciaire est en cours.
La police nationale indique avoir été confrontée à deux reprises à des actes de rébellion en bande dans Cayenne depuis le début du couvre-feu.