Deux mineurs et un jeune adulte mis en examen dans l'incendie qui a ravagé cinq classes d'une des écoles de Concorde le 22 octobre dernier

justice matoury
Incendie Ecole Concorde
©mairie Matoury
Trois jeunes garçons mis en examen après l’incendie criminel qui avait ravagé des classes d'un établissement scolaire du quartier Concorde le 22 octobre. Ils font l’objet d’une mesure de contrôle judicaire.

Trois jeunes garçons mis en examen après l’incendie criminel qui avait ravagé des classes d'une des écoles du quartier Concorde le 22 octobre. Ils font l’objet d’une mesure de contrôle judicaire.

"Sous le coup de la bêtise"

Ils sont trois jeunes garçons, âgés de 14, 16 et 18 ans. Deux d’entre eux auraient avoués et reconnus les faits. Ils ont précisé "que cet incendie", indique le communiqué du parquet,"a été allumé au moyen notamment de gel hydroalcoolique et avoir fait cela sous le coup de la bêtise".
Le vendredi 22 octobre, dans la nuit, un incendie éclate dans une école du quartier Concorde à Matoury. Cinq classes sont ravagées par les flammes.

Les services de la brigade de gendarmerie de Matoury sont saisis. L’enquête révèle que plusieurs individus se sont introduits dans l’établissement. Les constatations effectuées sur place par les techniciens en investigations criminelles concluent à plusieurs départs de feu simultanés confirmés par un expert en incendie. De nombreuses traces biologiques sont relevées sur place et analysées.

Contrôle judiciaire

Les enquêteurs identifient rapidement trois individus susceptibles d’avoir participé aux faits. Placés en garde à vue le 3 novembre et présentés, le même jour au parquet dans le cadre d’une ouverture d’information judiciaire du chef de dégradation par un moyen dangereux pour les personnes. Ils ont été mis en examen par le juge d’instruction. Le communiqué du parquet précise "qu’ils  font l’objet d’une mesure de contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de quitter la Guyane, l’obligation de suivre une scolarité ou une formation, l’interdiction d’entrer en relation entre eux, et l’obligation de respecter des horaires de sortie de leur domicile". En attendant, les dégâts se chiffrent en plusieurs milliers d'euros.