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Matoury : 200 millions d'euros pour aménager Terca

aménagement du territoire matoury
Aménagement Matoury
©J Helgoualch/MCT
Faire d'un bidonville un vrai quartier, une opération chiffrée à environ 200 millions d'euros. Matoury veut offrir un nouveau visage au secteur de Terca. Le comité technique du programme national de renouvellement urbain s'est tenu.  Il prévoit 150 hectares d'aménagement pour 10 000 habitants.
La zone Terca commence par un  chemin couvert de latérite. De la route les automobilistes n’en voient pas plus mais il suffit de prendre la piste et après quelques kilomètres, Terca se dévoile. Un quartier bidonville ou se mêlent habitations de fortune et grandes villas cachées derrière des taules.


150 hectares aménagés 

Ces quartiers Terca, Kombo et Comou érigés sur des terrains squattés abritent aujourd’hui environ mille logements selon la mairie de Matoury.
6 à 7 mille personnes vivent ici. Aujourd’hui une zone insalubre, demain un quartier de la taille d’un commune : 150 hectares aménagés, 7 à 10 mille habitants et des aménagements publics. C’est en tout cas le projet de la municipalité de Matoury.
Serge Smock maire de Matoury explique : 

"Il s'agit d'aménager une zone et apporter des réponses sur un plan social et économique". 

 

Une opération d'envergure 

Le projet d’aménagement du secteur de Terca était présenté ce mardi matin au comite technique à la mairie de Matoury. La municipalité va être accompagnée par l’ANRU dans cette opération d’envergure qui devrait couter entre 150 et 200 millions d’euros.
Laurent Barthélemi responsable service renouvellement urbain de Matoury explique : 

"Nous ferons du logement social et d'accession à la propriété" 


Des réunions publiques 

La municipalité  a pris les devants en organisant des réunions publiques our expliquer aux riverians le projet , pour éviter que Terca ne s embrase à nouveau comme en 2014. Comme ce jour où un des propriétaires des terrains squattés veut faire démolir les habitations. Malgré une décision de justice prononcée 5 ans auparavant, l’affaire tourne à l’émeute. Il faudra attendre un an de plus et la mobilisation de 150 gendarmes pour faire évacuer la zone. 
Les premières études de terrain vont débuter des ce mois de Juillet, et les premiers travaux en 2020 pour au moins 4 à 6 ans. Le chantier s’avère gigantesque.

 
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