Covid-19 : le Brésil a franchi la barre des 500 000 morts

coronavirus
covid brésil
Le Brésil déplore plus de 2500 morts par jour de la Covid-19.

Un demi-million de morts. Le Brésil est le 2e pays au monde en terme de décès derrière les États-Unis. L’Inde occupe une funeste troisième place. Avec une moyenne nationale quotidienne oscillant entre 2000 et 2500 victimes, le Brésil ne parvient toujours pas à freiner la pandémie de Covid 19.

Hier samedi 19 juin, officiellement la barre des 500 000 décès a été franchie au Brésil. 

La presse nationale dénonce le négationisme de Bolsonaro

Dans un vibrant éditorial en fin d’édition du soir de la chaine Globo, les deux présentateurs Bonner et Renata, vêtus de noir, ont attaqué le gouvernement fédéral et dénoncé le négationnisme de Bolsonaro.
Sans citer le nom du président, ils l’ont directement accusé d’avoir semé la mort dans le pays de par ses actions et comportements irresponsables pour le non respect du masque et le refus de répondre aux sollicitations des laboratoires et producteurs de vaccins comme cela avait été le cas avec pfitzer pendant 9 mois.
Ils ont assuré à leurs téléspectateurs et la population qu’ils poursuivront sans relâche leur mission de journaliste quoi qu’il en coûte et qu’ils iront jusqu’au bout au nom de la démocratie et du droit de  chaque brésilien à pouvoir bénéficier d’un système de santé à la hauteur de leurs espérances.

Des prévisions catastrophiques pour les mois à venir

Épidémiologiste et prévisionnistes s’accordent déjà sur plus de 300000 décès supplémentaires d’ici octobre 2021.

Le rythme de la vaccination reste très irrégulier selon les états. 11% des brésiliens ont reçu les 2 doses soit 23,5 million. L’annonce des 500 022 décès a lieu le jour où plusieurs milliers de brésiliens défilent dans plus de 400 villes du pays contre la politique du gouvernement Bolsonaro et sa gestion hasadeuse de la crise sanitaire. 
De passage dans le Para jeudi dernier, le chef d’état brésilien continuait publiquement de fustiger les mesures de freinage décidées par les gouverneurs, le port du masque et recommandait de prodiguer l’utilisation de la chloroquine contestée par l’OMS.