Elections territoriales : la plupart des partis de Guyane se prononcent en faveur du report

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Les principales formations politiques de Guyane sont opposées au maintien des élections territoriales à l’exception de Guyane Rassemblement fondé par Rodolphe Alexandre, le président de la CTG sortant. La majorité des partis est pour un report en raison de la situation sanitaire. 

Les principales formations politiques.de Guyane sont opposées au maintien des élections territoriales à l’exception de Guyane Rassemblement fondé par Rodolphe Alexandre, le président de la CTG sortant. La majorité des partis est pour un report en raison de la situation sanitaire. 

Pour le report 

Les Républicains d’abord, ils ne prennent pas part à cette consultation, mais en mai dernier ils s’étaient déjà prononcés dans un communiqué pour le report des élections à un meilleur contexte sanitaire. Pour la droite, la préfecture fait fi de la santé des Guyanais avec des arrières pensées politiciennes…

Stéphane Augustin secrétaire territorial de Les Républicains (LR)
Stéphane Augustin secrétaire territorial de Les Républicains (LR)

 

A partir du moment où il y a un préfet qui peut dire qu'une vie ne vaut pas un report des élections, je suis choqué et déçu de voir qu'en fait la priorité ce sont les élections, la vie du citoyen guyanais n'est pas importante.

Stéphane Augustin secrétaire territorial de Les Républicains (LR)

Avec la même constance, le PSG (parti socialiste guyanais) déjà consulté en avril dernier par le ministre des Outre-Mer sur le report des élections, annonce aujourd’hui qu’il posera un recours contre les résultats.

Roland Léandre secrétaire général du PSG
Roland Léandre secrétaire général du PSG

Nous ferons un recours. Nous nous donnons le droit de porter devant les tribunaux la mise en danger des Guyanais si l'on réalise après les élections que le taux de contamination augmente.

Roland Léandre, secrétaire général du PSG

A l’extrême gauche de l’échiquier politique local, on est aussi contre la tenue des élections à la fin du mois. En plus de la pandémie le MDES (mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale) s’interroge sur la prise en compte des populations inondées et sinistrées dans l’intérieur.

Sabine FABIEN, membre et représentante du MDES
Sabine Fabien, membre et représentante du MDES

 

Nous avons une réalité particulière, les habitants des communes inondées, Grand Santi et Camopi, la préoccupation pour eux est de savoir comment ils vont se sortir de tout cela. On ne peut pas demander à ces communes de prioriser les élections. On a l'impression que l'on est en train d'organiser un désordre avec la complicité des élus.

Sabine Fabien, membre et représentante du MDES

 

GR veut le maintien

Seul Guyane Rassemblement s’accommode de la décision des pouvoirs publics, sur le mode « maintenant ou plus tard…qu’importe, nous sommes en ordre de bataille ! »

Franck Roubeau  membre du CA de Guyane Rassemblement
Franck Roubeau membre du CA de Guyane Rassemblement

 

Nous sommes prêts, maintenant ou après. Nous ne connaissons pas la situation sanitaire à la rentrée. Aujourd'hui, la situation est stabilisée autant que les élections aient lieu. 

Franck Roubeau membre du CA de Guyane Rassemblement

 

Qu’ils soient indépendantistes, socialistes, de la majorité ou de droite…tous sont pour une levée des quarantaines et autres contraintes de mobilité imposées aux Guyanais. La logique est selon eux "si on peut sortir le dimanche pour voter pourquoi pas retrouver toutes ses libertés… ?"

Le reportage de Karl Constable et Franck Fernandes : 

Elections territoriales : les réactions au maintien du scrutin.