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Emmanuel Macron : Le projet Montagne d'or "peut être bon pour la Guyane"

Interrogé sur le projet minier "Montagne d'or" lors d'un entretien accordé à Guyane Première et ATV,  le chef de l'Etat n'a pas voulu répondre de "manière binaire", pour ou contre. Malgré tout, son avis est favorable sous certaines conditions.

Emmanuel Macron lors de son entretien avec Laurent Marot de Guyane 1ère et Farouk Amri d'ATV Guyane © guyane 1ère
© guyane 1ère Emmanuel Macron lors de son entretien avec Laurent Marot de Guyane 1ère et Farouk Amri d'ATV Guyane
  • Laurent Marot
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"Je pense que ce projet, sur ses fondamentaux, peut-être bon pour la Guyane", a affirmé le président de la République. 

"Je souhaite que la Guyane puisse réussir avec ses atouts, et je ne suis pas pour mettre la Guyane sous une cloche, mais avec des exigences et des contraintes", a ajouté le chef de l'Etat.


"Une charte mine responsable" 


Premièrement, "ce projet doit se conformer à la charte mine responsable, qui est l’excellence des critères environnementaux". Ensuite, il doit y avoir "un juste retour pour la Guyane", avec "un vrai contrôle de ce projet" pour "favoriser l'emploi local". "Enfin, le troisième critère, c’est que réponse soit faite à tout ce qui émergera du débat public", organisé par la commission nationale du débat public.

"Il fera ressortir des préoccupations démocratiques, environnementales, économiques, de plusieurs ordres… le projet devra y répondre"


a conclu Emmanuel Macron sur ce dossier. Le 27 octobre, en conférence de presse, le chef de l'Etat avait précisé que la décision serait prise après le débat public, qui aura lieu au premier semestre 2018.

La réponse intégrale du chef de l'Etat



Un projet minier russe et canadien dénoncé par le collectif "Or de question"


Le projet "Montagne d'or" est mené par les industriels russe Norgold (55% du projet) et canadien Colombus Gold. L'objectif affiché par le consortium est de produire 85 tonnes d'or en douze ans à partir de 2022 sur le site de citron, à 125 kms de piste de Saint Laurent du Maroni. Le consortium achève actuellement les études d'impact, et devrait déposer les demandes d'autorisation d'exploiter d'ici la fin de l'année. Alors que le consortium met en avant des critères environnementaux rigoureux et la création de 750 emplois directs et 3000 indirects, le collectif associatif "Or de Question" dénonce un "monstre industriel", et un "risque environnemental majeur". Une pétition lancée par le collectif a recueilli plus de 193 000 signatures. En août, de nombreux chefs coutumiers des peuples autochtones de Guyane ont voté contre ce projet.

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