Equateur : le président prend les rênes de la sécurité après un massacre terrible dans une prison

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Le président équatorien prend les rênes des services de sécurité. Une décision qui fait suite aux affrontements entre détenus à la prison de Guayaquil qui ont fait au moins 68 morts. Ce drame n'est pas une première dans un pays où la violence entre gangs, devient très inquiétante.
Le president équatorien

Le président équatorien prend les rênes des services de sécurité. Une décision qui fait suite aux affrontements entre détenus à la prison de Guayaquil qui ont fait au moins 68 morts. Ce drame n'est pas une première dans un pays où la violence entre gangs, liée au trafic de drogue, devient très inquiétante.

Guillermo Lasso prend le taureau par les cornes. Après le récent massacre entre détenus qui a fait au moins  68 morts et 25 blessés à la prison de Guayaquil, le président équatorien gère directement la coordination des forces de sécurité. Même si leurs dirigeants démissionnaires ont été remplacés.

La sécurité publique 1ère priorité, dans un contexte de guerre des gangs

Le chef de l’Etat se veut très ferme :

La sécurité publique est désormais la priorité numéro un de cette présidence. J'ai ordonné une opération conjointe massive entre les forces armées et la police nationale avec plus de 1 000 agents qui ont pris le contrôle total du système pénitentiaire de Guayaquil."

La prison largement surpeuplée héberge 8500 détenus. Nombre d'entre eux appartiennent à 7 gangs liés au trafic de drogue. Les rivalités entre ces groupes expliquent le dernier massacre qui aurait donné lieu à des scènes épouvantables. D'autres affrontements avaient déjà provoqué la mort de 119 personnes en septembre dernier au même endroit. En tout 324 prisonniers ont été tués de la sorte depuis le début de l'année dans le pays. Du coup, un nouveau délit pénal va être institué avec un objectif simple comme l’explique Guillermo Lasso :

Les chefs de gangs paieront également pour les crimes qu'ils ordonnent à leurs complices de commettre.

 

Manque de contrôle dans le passé ?

La reprise en main présidentielle fait suite à des soupçons de laxisme qu’exprime une parente d’un détenu de Guayaquil :

"On ne sait rien. Les prisonniers disent que ni la police ni l’armée ne les contrôlent, qu'elles les laissent s'entretuer de sang-froid."

Par ailleurs, l'état d'exception décrété en octobre dernier n'a donc, semble-t-il, pas suffi pour enrayer une criminalité galopante.

Coopération internationale face à la criminalité et à un intense trafic de drogue

Outre les dernières mesures, le président compte aussi maintenant sur une coopération internationale. Washington, Londres, Madrid, Jérusalem et Bogota auraient annoncé leur aide. De même que l’UE et les Nations Unies. Car le défi est majeur. L'Equateur est situé entre la Colombie et le Pérou, principaux pays producteurs de cocaïne. Il est devenu une plaque tournante du trafic, notamment vers l'Europe et les Etats-Unis. Plus de 147 tonnes y ont été saisies depuis le début de l’année…