Flavio Germain : portrait d'un jeune chercheur guyanais

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Flavio Germain portrait d'un jeune chercheur guyanais
A 27 ans, Flavio Germain est ingénieur en recherche et innovation. Egalement doctorant  à l’Université de la Guyane, il travaille sur une nouvelle technique routière adaptée à notre climat amazonien. Flavio a fait toutes ses études en Guyane. Un choix. Portrait.
Son parcours est une vraie source d’admiration.
A 27 ans, Flavio Germain est ingénieur en recherche et innovation au sein d’un grand groupe de génie civil en Guyane, Eiffage.
Egalement doctorant  à l’Université de la Guyane,  il travaille sur une nouvelle technique routière adaptée à notre climat amazonien. Un procédé innovant et unique.


Il a choisi la Guyane

Flavio a fait toutes ses études en Guyane.  Après sa licence en génie civile, il décide de suivre des cours du soir pendant 4 ans avec le CNAM Guyane (le Conservatoire des Arts et métiers) pour l’obtention de son diplôme d’ingénieur. Dans son laboratoire, il travaille sur un nouveau procédé routier révolutionnaire pour nos pays chauds et humides. Il analyse plusieurs matériaux prélevés : de la latérite granuleuse, sableuse mais aussi des sols fins.
Flavio Germain explique : 

"C'est un sol dont on ne veut pas. Avec le climat et les pluies, il gonfle. Avec mon nouveau produit, on pourra l'utiliser normalement pour la construction des routes." 

 

Un appui de poids

Des travaux réalisés dans le cadre de sa thèse. Doctorant en génie civil à l’université de la Guyane, Flavio Germain, a reçu l’appui logistique d’un groupe phare de BTP (Bâtiment et travaux publics) pour mener à bien son projet. Un partenariat donnant-donnant.
Christian Doury responsable technique Eiffage Guyane confirme :

"On avait des recherches à développer et l'aide d'un étudiant est une belle opportunité pour nous. On lui apporte tout notre soutien afin qu'il puisse mener à bien ses travaux". 


Sur le terrain 

Même si l’essentiel, se passe en laboratoire, Flavio doit aussi prendre le pouls sur les chantiers. Une phase importante pour ces travaux de recherches.
Flavio se confie : 

"Je vais souvent sur le terrain car je dois savoir comment travaillent les équipes. J'ai le coeur de voir la Guyane être désenclavée. Je voudrais laisser mon empreinte. J'y arriverais". 


Les premiers tests sur nos routes devraient se faire à l’horizon 2019. Flavio Germain espère également exporter ce procédé dans d’autres pays, comme le Brésil ou encore l’Afrique..
Le reportage de Guyane la 1ère :